Les noms-dupes errent

Les noms-dupes errent

La langue médiatise mais participe autant à la mise à distance du réel muet dont elle se veut l’alliance. Il n’est pas jusqu’à l’effusion bucolique dans sa piété écologique à se réduire à un pathos botanique.

Elle cherche pourtant au fond d’elle à créer la différence qui permet, sinon d’exprimer l’innommable ou l’invisible, du moins d’en produire un effet.

Il existe donc en elle la distance et l’embrassement en de nécessaires apories sans lesquelles la question du rapport du langage au monde ressemble à un fantasme hors-sol ou à un sulpicien « quaqua de toute part » (Beckett)

jean-paul gavard-perret

Photo William Eggleton

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