Jean d’Ormesson, C’est une chose étrange à la fin que le monde
Une très bonne synthèse des courants d’idées philosophiques depuis l’Antiquité

Ce livre a l’ambition de résumer l’histoire du monde en tentant de répondre aux questions que tout être, une fois extrait de ses besoins vicéro-géniques chers à Maslow, se pose. Dieu existe-t-il ? Quel sens donner à son existence ? Pourquoi le philosophe qui sommeille en chacun d’entre nous s’interroge-t-il ainsi ?
Pour tenter de décrypter les arcanes de l’énigme finale que nous appelons la mort mais qui pour l’auteur s’inscrit dans un grand « Tout » dont le fonctionnement nous échappe. L’auteur au soir de sa vie, affirme que les tentatives bien qu’infructueuses pour répondre précisément à ces deux interrogations existentielles l’ont guéri de ses souffrances et de ses égarements, que son livre lui a rendu l’espérance.
Rien que pour ces mots , je suis ravi d’avoir été en empathie avec lui à ce moment précis du livre. Ce livre a une vertu, celle de m’avoir donne envie de lire Heraclite, Parmenide , Aristote et de repositionner en haut de ma très haute pile de livres de lire, St Augustin…
En revanche, le style narratif du livre à la « façon Cafe du Commerce » comme le définit lui même l’auteur, m’a déplu. Il doit néanmoins se justifier par son objectif de diffusion au Grand Public. Il offre cependant une très bonne synthèse des courants d’idees philosophiques depuis l’Antiquité. Deux belles phrases ont retenu mon attention : Le Monde même si son sens nous échappe, […] a enfin un sens et il faut penser comme si Dieu existait et agir toujours comme s’il n’existait pas. Ces deux sentences me confortent dans ma manière d’appréhender mon existence : refuser d’en être un simple spectateur mais un acteur en route sur mon chemin des étoiles.
Un livre donc à lire …mais peut-être pas le soir avant de s’endormir ?
Cédric Marc
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Jean d’Ormesson, C’est une chose étrange à la fin que le monde, Robert Laffont, août 2010, 313 p.- 21,00 € |
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