Interview intempestif de Géraldine Lay
Lire notre critique des Failles ordinaires de Géraldine Lay
Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?
L’envie dingue de tout bouffer….non, je ne sais pas le réveil !
Que sont devenus vos rêves d’enfant ?
Je ne me souviens pas de mes rêves d’enfant et rarement de mes rêves en général… mais je rêve toujours.
A quoi avez-vous renoncé ?
Je ne crois pas encore avoir renoncé à quelque chose. Ce que je n’ai pas encore fait, j’espère le faire un jour ; comme vivre à l’étranger ou à la campagne…..
D’où venez-vous ?
Je ne sais pas trop ce qui m’a amené à la photographie, c’est un chemin sinueux, fait de rencontres. Sinon de Mâcon.
Qu’avez-vous reçu en dot ?
?
Qu’avez vous dû « plaquer » pour votre travail ?
Je crois, surtout ces moments où l’on ne fait rien.
Un petit plaisir – quotidien ou non ?
J’aime le moment où l’on se glisse dans son lit.
Qu’est-ce qui vous distingue des autres artistes ?
Il me semble que nous sommes un peu tous différents, non ?
Où travaillez vous et comment ?
Je travaille surtout en voyageant mais aussi en faisant mes carnets.
Quelles musiques écoutez-vous en travaillant ?
Je n’en écoute pas forcément.
Quel est le livre que vous aimez relire ?
Nabokov, Rick Bass, Jim Harrison. Je cite ceux que j’ai relus surtout.
Quand vous vous regardez dans un miroir, qui voyez vous ?
moi
A qui n’avez-vous jamais osé écrire ?
Je n’écris pas beaucoup.
Quel(le) ville ou lieu a pour vous valeur de mythe ?
Je crois que ce sont les hauts sommets en montagne ou le grand nord.
Quels sont les artistes dont vous vous sentez le plus proche ?
J’aime William Eggleston, Harry Callahan, Hellen Levitt, Balthus, Caravage, etc…..ils sont nombreux.
Qu’aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire ?
Une photographie de l’un d’eux.
Que défendez-vous ?
Une certaine liberté de parole.
Que vous inspire la phrase de Lacan : « L’Amour c’est donner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas » ?
?
Et celle de W. Allen : « La réponse est oui mais quelle était la question ? »
Je répondrais bientôt cela à mes enfants puisque je deviens sourde !
propos recueillis pour lelitteraire.com par jean-paul gavard-perret en juillet 2012.