Giorgia Bellotti, Autoportraits

Giorgia Bellotti, Autoportraits

Le désir de vivre et d’être

Née dans la province de Bologne sur les hauteurs de l’Apennin toscan-émilien où elle vit, Giorgia Bellotti a découvert il y a quelques années, la photographie comme médium artistique. Grâce à celui-ci, elle a entamé une recherche artistique centrée sur elle-même et son univers intérieur.
Elle pratique un autoportrait particulier pour se voir sans jamais révéler son visage.

Il s’agit pour elle, sinon de se guérir, du moins se chercher mais pour faire ressentir par ce travail une approche plus générale qui tient du dépôt ou plutôt de la déposition poétique. Elle prouve comme peut s’élaborer la conquête nécessaire de la maîtrise de soi par l’image où elle se trouve.
Les fragments du corps s’expriment par drôlerie plus que par emphase dans ce que Novarina nomme un « exercice d’imbécillité » qui tord le corps comme l’image.

Il y a là aussi quelque chose de la jouissance sexuelle, du désir, du féminin. La créatrice se laisser  » creuser »,  » entamer », « pénétrer » sans un collier d’images pour chercher le point de bascule et de nouage d’où jaillit le désir de vivre et d’être.

jean-paul gavard-perret

Giorgia Bellotti, Autoportraits, 2021.

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