Gérard Bocholier, J’appelle depuis l’enfance

Gérard Bocholier, J’appelle depuis l’enfance

Lyrisme intime

Gérard Bocholier est de ceux qui donnent rendez-vous à ceux qu’ils furent. Et qui leur rendent bien. D’où les trois temps de ce livre d’émotions.
Tout y est néanmoins trop lisse dans le merveilleux même si c’est bien une telle enfance qui donna ses ailes à l’homme et au poète.

C’est d’elle et de ses présences d’où tout part. Avec juste quelques petits accrocs : « Dans la grande chambre vide / J’entends des pas qui s’approchent / Est-ce un ange ou bien mon juge ? »
Mais cela est vite édulcoré dans un champ et un chant particuliers.

Tout ça ne mange pas de pain. C’est joli et touchant, pourrions-nous dire, là où l’enfance a tout fait en ses verts paradis de la nature omniprésente.
Le poète les cultive et ne cesse de saluer qui il fut.

Il devient un des plus mélancoliques en sa musique à la fois simple et riche mais dont très peu ne se retient même si tout témoigne d’un lyrisme intime mais sans grand intérêt.
En effet,  la franchise du poète ne se conteste jamais.

jean-paul gavard-perret

Gérard Bocholier, J’appelle depuis l’enfance, La Coopérative, 2021, 144 p. – 16,00 €.

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