Frédéric Nakache, Pickpocket

Frédéric Nakache, Pickpocket

Les chiens et les autres

Spécialiste d’un brutalisme visuel, Frédéric Nakache offre ici des curiosae hybrides dont le point commun est la thématique du masque. Il fait de l’homme un monstre qui ramène à la violence et à l’aliénation qu’elle produit selon différents axes : le jeu, le sport, l’animalité. C’est une manière une nouvelle fois pour l’artiste de ramener à la condition humaine.
L’anthropomorphisme est donc affecté par tout ce qui le hante Si bien que nous passons de gré ou de force de l’idéalisme à l’abîme même s’il s’agit de se cacher sous des pans qui se voudraient opaques. Mais surgissent museaux, grimaces et griffes.

Fidèle à son humour noir, l’artiste prouve en filigrane que la femme n’a rien à attendre des mâles car leur âme est soluble dans le fiel. Et ce, même quand l’homme animal rit. Ou feint de le faire.

jean-paul gavard-perret

Frédéric Nakache,  Pickpocket, Maison Dagoit, Rouen, 2018 – 5,00 €.

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