Fabulous Circus

Fabulous Circus

La ménagerie du cirque est sens dessus dessous. C’est plus qu’il n’en faut pour pousser Olivia et Maxence à enquêter.

Décembre a été l’occasion, pour Syros, de modifier légèrement sa maquette de couverture. Et, révolution, l’illustration de ce roman n’est pas réalisée par Jacques Ferrandez, mais par Christophe Merlin, spécialisé en jeunesse. L’esprit de la collection dirigée par Nathalie Beunat, lui, est toujours là. Avec Fabulous Circus, on assiste à l’enquête de deux enfants aussi intrépides qu’inséparables, Olivia et Maxence, qui vivent au milieu d’un cirque et de sa ménagerie.

La ménagerie, parlons-en. Les flamants roses ne sont plus roses, le lion est malade à en crever, et les ouistitis sont hyper énervés. Comme si cela ne suffisait pas, Sim et Sam, deux clowns aussi inséparables sur scène que dans la vie, concoctent des numéros toujours plus dangereux. Pendant ce temps, il faut bien apprendre ses leçons d’école : Wisigoths, auxiliaire « être » et saule des Pyrénées doivent trouver leur place dans ces charmantes têtes blondes. Un individu rôde près de la ménagerie. Et s’il cherchait à changer la couleur du plumage des flamants pour les rendre plus rares ? Nos deux héros à l’imagination fertile embarquent leurs sacs de couchage pour veiller tard la nuit auprès de leurs animaux fétiches. Découvriront-ils les raisons des agissements de cet ombrageux malfaisant ?

Fabulous Circus est, avant tout, une enquête dans le monde du cirque mâtinée d’aventure. Mais ce roman est aussi l’occasion d’aborder la question de l’homosexualité à travers la paire que forment Sim & Sam, et d’évoquer l’adoption d’un enfant – avec toutes les questions qu’il peut se poser, et qu’il va entendre dans une cour de récréation. Pour le reste, Fabulous Circus est un cours ludique sur les flamants roses… et une histoire dont la fin est des plus rigolotes.

julien vedrenne

Yves Hugues, Fabulous Circus, Syros coll. « Souris noire », décembre 2005, 170 p. – 5,90 €.

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