Eve en taille

Eve en taille

De sa source, j’aime les contours. Son temps court et d’elle je ne dis pas tout ( les échappées, la nuit). Elle fait, plus que la tentation, – pour m’y dissoudre. Mais n’a encore rien dit. Pyromane, elle accepte toute tentation au fracas de sa coque pirate de toutes les peaux. Je m’y entête sous sa grande chemise de nuit. Nos appétits deviennent plus aiguisés que des couteaux. Disjonction et court-circuit sont nécessaires, mains de velours et femme effilée en météore.

Personne ne sait par cœur la longueur du parcours mais « quand m’aimes tu me fais l’amour », dit-elle enfin. Un mouvement perpétuel dérègle l’horlogerie. L’un devient vampire, l’autre puce (sauteuse et dialectique). Le tout à perte de vie au bord de nos lits mythes où voyager dans le creux de l’avalée et son lys . L’une est bien une fleur. Mais l’autre coule-œuvre sans cravate ni cran d’arrêtes.

Photo : Ken Brower

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