Emanuela Termine & Paolo Piscitelli, Some Prefer Nettles
Hautes herbes
Avec son titre pudique et ironique (« Certains préfèrent les orties »), ce livre accompagne la rencontre entre l’œuvre de Paolo Piscitelli et le Museo Laboratorio di Arte Contemporanea : un projet mûri en relation avec les recherches les plus récentes de l’artiste turinois. L’ouvrage documente son parcours et en propose une lecture. Les œuvres de Paolo Piscitelli confrontent l’espace et explorent de nouvelles dimensions possibles à travers lesquelles en faire l’expérience.
Ses interventions surprennent souvent par l’implication, en même temps, de la sphère la plus intime et personnelle, ainsi que par la conscience de vivre un événement. Et de manière universelle la nature de l’être-au-monde. Piscitelli dépasse la dialectique entre ces deux pôles. Et il reconstruit le sens de la mesure humaine, en relation organique avec les espaces de l’expérience : naturelles ou urbaines, physiques ou virtuelles.
L’artiste a expérimenté différentes méthodes et différents médiums : sculpture, vidéo, installations audio-plastiques, performance, photographie, dessin. L’utilisation de structures légères, technologiquement minces et visuellement minimales, réduit la présence et l’encombrement du matériau à l’essentiel. Il donne des voies à des concepts tels que l’espace négatif et la sculpture du vide.
jean-paul gavard-perret
Emanuela Termine & Paolo Piscitelli, Some Prefer Nettles (« Certains préfèrent les orties »), Gangemi Editori, 2024, 94 p. – 19,00 €.