Didier Ayres, Cahier Art (11)

Didier Ayres, Cahier Art (11)

A comp­ter du 03 01 2022, Didier Ayres va livrer régu­liè­re­ment dans les colonnes du litteraire.com les médi­ta­tions extraites de son Cahier Art, qu’il pré­sente ainsi :

j’ai conçu ces textes comme des frag­ments, frag­ments de frag­ments qui tous, comme dans le cal­cul d’une sphère, confinent à des­si­ner un orbe, celui de la défi­ni­tion de l’art, de l’artiste, du poème

cette vision ne m’a été offerte fina­le­ment qu’après la mise au propre des 12 entrées de cette publication mais celle-ci a gardé le côté lapi­daire qui conve­nait bien ici à mon régime d’écriture

il faut donc lire ces textes comme autant de petits lam­pa­ros dans les eaux intérieures

L’art demande un corps à heurter.

Le poème est un corps-à-corps.

Un esprit de grandeur.

Il lui suffit d’exister.

Raconter ce qui existe.

Peut-être l’art n’est-il rien.

Juste un instant de surplomb.

Une attitude aristocratique.

Où je me réfugie.

Pour trouver une clarté.

Une relation avec le sublime, même tout à fait temporaire.

L’art œuvre sa vision.

Il côtoie le sacré.

Il faut donc lui sacrifier son temps.

Sacrifier son orgueil.

Le poème doit toujours être neuf.

Le poème dans le poème.

Ne pas savoir ce qu’il fait, ni comment il agit.

Or, pas vraiment d’arbitraire.

Être gouverné par un courant, une onde interne.

Puisant çà et là la réalité.

Poème, donc chair.

Cela se mesure à une conduite morale, une leçon de vie, une leçon de choses.

La conduite vers soi.

Une chambre profonde.

L’imagination.

Une manière d’obéir à la vie.

La vie comme une brûlure.

Une certaine douleur dès lors.

 

Consulter l’intégralité des 12 fragments

Didier Ayres

Saint-Junien/Paris/Grenoble – 21/22

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