Danielle Trussoni, La Boîte du Dragon

Danielle Trussoni, La Boîte du Dragon

Les lecteurs ont fait la connaissance de Mike Brink dans Le Maître des énigmes (Robert Laffont – 2024) où il devait déchiffrer un mystère relatif à une femme. Il est considéré comme l’un des concepteurs de casse-têtes les plus doués du monde. Il est atteint du syndrome du savant depuis, qu’adolescent, star du football américain, il a subi une commotion cérébrale.

Ce 22 février 2024, il promène son teckel dans Colombus Park quand il remarque une femme qui semble s’intéresser à lui mais sans l’aborder. Il la retrouve sur son palier. Elle se présente comme Sakura Nakamoto, lui donne une boîte à secrets japonaise et lui demande, au nom de l’empereur du Japon, d’accepter un défi. Elle lui donne soixante secondes pour ouvrir la boîte de trois soleils et de vingt-quatre mouvements.
Il résout la difficulté en en rien de temps. Le coffret contient un origami, une fleur de chrysanthème qui, dépliée, révèle un mot croisé qu’il doit compléter pour lire un message. Sakura a été missionnée par l’empereur lui-même car il faut absolument ouvrir la mythique Boîte du Dragon. Or, elle a la réputation de tuer ceux qui tentent de le faire.

Mike veut demander l’avis du Dr Trevers, son médecin traitant, devenu un ami, un mentor. Celui-ci vient de mourir. Il a été trouvé à l’hôpital dans son bureau fermé. Mike accepte le défi, mais il ne sait pas qu’un groupe de fanatiques, La Faction, dirigé par des descendants de samouraïs déchus, veut s’approprier le secret. Il va devoir défendre sa vie et celle de Rachel, son amie qui l’accompagne au Japon…

La romancière précise que le syndrome du savant touche moins d’une cinquante de personnes dans le monde. Ce dysfonctionnement, mal connu, occasionne une capacité intellectuelle énorme, pouvant être proche d’une forme particulière d’autisme. Il occasionne un mal-être permanent contre lequel la personne doit lutter.
Le choix du pays où se déroule l’essentiel de l’intrigue n’est pas fortuit. On admet que le Japon possède un art du casse-tête, une pratique de l’énigme, multiséculaire. Ogawa, le concepteur de la Boîte du Dragon, a multiplié les énigmes, les chausse-trappes pour accéder au secret millénaire qu’il contient. Celui-ci ne pourra être découvert que par une personne aux capacités exceptionnelles. Ceux qui ont tenté l’expérience sont décédés.

Autour de Mike, la romancière installe un groupe de protagonistes divers et variés. Deux personnages féminins s’imposent. Rachel, une jeune veuve de trente-quatre ans, chercheuse de premier plan, directrice d’un institut où sont conservés des manuscrits religieux historiques. Elle possède une belle compétence dans la connaissance des philosophies. Ils se sont connus lors de la précédente enquête de Mike et sont devenus amis, bien qu’elle assure un rôle très protecteur vis-à-vis de lui.
Sakura est une jeune Japonaise qui n’a vécu que pour résoudre des énigmes, formée, dès son enfance à la résolution de ceux-ci. Elle a une sœur.

Pour ce nouveau roman, Danielle Trussoni use d’une sérieuse et pléthorique documentation. Dans cette histoire, elle entremêle avec un art certain du suspense, thriller, tension, sciences philosophiques, énigmes et mystères à foison. Elle signe un livre qui capte l’attention très vite et on ne le lâche plus.

Danielle Trussoni, La Boîte du Dragon (The Puzzle Box), traduit de l’anglais par Stéphanie Leigniel & Dominique Haas, Éditions Robert Laffont, coll. La Bête Noire, mai 2025, 416 p. – 21,95 €.

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