Couper court / Par l’épée et le sabre
Les deux derniers titres de la collection Nouvelles chez Thierry Magnier
Toute l’ambition de cette collection est de faire découvrir aux adolescents cette littérature de l’essentiel, du mot juste, du chemin le plus court vers le plaisir de lire qu’est la nouvelle. Récits intimistes, polar, humour, science-fiction, réalisme social : une collection ouverte à tous les genres.
C’est ainsi que l’éditeur Thierry Magnier définit sa collection de recueils de nouvelles destinée aux adolescents et adultes. Des auteurs de tous horizons et déjà huit titres au catalogue. Les deux derniers ouvrages publiés sont d’ailleurs représentatifs de cet éclectisme.
Voici un livre fourre-tout dans le bon sens du terme : on le feuillette dans tous les sens et il en tombe des surprises. C’est une sorte d’anthologie (mais inédite) de la nouvelle, un essai sur le court (pas pontifiant), un jeu de mots à construire des histoires, un inventaire à la Prévert. Pas étonnant donc que le recueil s’ouvre sur un cours de littérature qui se déroule dans une classe de lycée où on apprend que la nouvelle, c’est comme un café serré. Mais c’est de la fiction bien sûr et non une séquence pédagogique.
Déjà perdu ? Couper court c’est ça, un livre pour se perdre. On y trouve, dans un désordre agencé, deux nouvelles policières, deux sur le sport (football et cyclisme), quatorze « expressos » d’une page, vingt-quatre histoires de quatre lignes (en hommage à Félix Fénéon), de la gravité, de l’humour, du mystère et des leçons d’écriture (un conte de Noël transformé en nouvelle ou un texte écrit en tandem avec Annie Saumont sur le mode du relais). Un livre à prendre et à laisser… puis à reprendre.
Déjà perdu ? Couper court c’est ça, un livre pour se perdre. On y trouve, dans un désordre agencé, deux nouvelles policières, deux sur le sport (football et cyclisme), quatorze « expressos » d’une page, vingt-quatre histoires de quatre lignes (en hommage à Félix Fénéon), de la gravité, de l’humour, du mystère et des leçons d’écriture (un conte de Noël transformé en nouvelle ou un texte écrit en tandem avec Annie Saumont sur le mode du relais). Un livre à prendre et à laisser… puis à reprendre.
Déjà connu dans nos pages pour ses enquêtes menées par le Capitaine Quentin Margont dans les dernières années du règne de Napoléon Ier, Armand Cabasson publie pour la première fois un ouvrage dans une collection pour la jeunesse. Mais les adultes qui ont aimé ses romans ne pourront pas résister à ces neuf histoires gothiques mâtinées de fantastique occulte, où le fer des lames résonne aussi lugubrement en France ou au Japon que sur les navires vikings. Toutes de sang et de fureur, les intrigues se construisent au cœur des batailles : un chevalier doit choisir son camp et ce n’est rien moins qu’un affrontement entre Dieu et Lucifer ; une belle princesse nippone apprivoise les papillons et ourdit une terrible vengeance…
Sombre et violent, ce recueil surprend dans une collection pour la jeunesse. Plus que les descriptions de batailles ou de personnages surnaturels effrayants, c’est la tonalité parfois désespérante des nouvelles qui devrait inciter à proposer ce recueil aux grands adolescents. L’écriture quant à elle, digne des nouvellistes de l’époque romantique, participe à l’atmosphère inquiétante.
On relira avec profit l’entretien accordé par Armand Cabasson à Julien Vedrenne.
patricia chatel
Jean-Noël Blanc, Couper court, Editions Thierry Magnier, coll. « Nouvelles », octobre 2007, 144 p. 13,5 x 16 cm – 9,50 €
A partir de 12 ans.
Armand Cabasson, Par l’épée et le sabre, Editions Thierry Magnier, coll. « Nouvelles », octobre 2007, 176 p. 13,5 x 16 cm – 9,50 €.
A partir de 15 ans

