Coup bas libre

Coup bas libre

En octobre, malgré nos âges, nous contemplons notre voisine. Sa beauté d’été se détache sur le quai de la Leysse comme sur les rochers du lac du Bourget. Comme dans une reprise d’un film de Lynch, sa silhouette est celle d’Isadora Duncan.

Blaireaux et quasi spectres, nous sommes incapables de vivre d’amour fou et d’eau fraîche. Et Breton lui-même ne connut, sous sa fatuité, que des fins d’idylles de Rez mineures. Une telle fée vrillée reste femme de toutes saisons. L’hiver, elle porte un chandail sublime. Il lui va, inné. Nulle plus qu’elle ne peut si bien le porter.

jean-paul gavard-perret

Photo Steven Meisel

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