Christophe Blain, Gus – Tome 2 : « Beau Bandit »
En matière de justice, Clem, Gratt et Gus s’y connaissent. Je ne vous ai pas dit ? Clem, Gratt et Gus sont des cow-boys…
Pour bien faire, il faudrait attendre. Se mettre en embuscade et guetter le tome 3. Mais ce n’est pas le genre de la maison. La ruse, la patience, tout ça.
En plus le tome 3 risque bien d’être consacré à Gratt, et moi j’ai un peu peur que Gratt ait fricoté avec Ava, la femme de Clem. C’est l’accueil qu’elle lui réserve dans le tome 1, « Nathalie », qui m’a mis le doute. Gus aussi croit qu’il y a anguille sous roche puisqu’à la fin de ce premier opus d’une série qui porte son nom, juste avant que Gratt et lui ne soient attaqués et qu’ils ne sauvent de leur planque en flammes le coffre de Clem avec les lettres et les photos d’Isabella la rousse, il lui demande s’ils ont baisé, tous les deux ou quoi ?. Et ce n’est pas le trop poli pour être honnête je suis déçu, je croyais qu’elle m’aimait bien de Gratt à la fin de « Beau Bandit » qui suffira à me rassurer. Remarquez, Clem il aurait pas grand-chose à dire, vu son idylle avec l’intense Isabella que confirme en long, en large et en travers ce tome 2 de la série, « Beau Bandit » (c’est Clem). Ses rêves éveillés sur sa fille Jamie, c’est bien mignon mais il n’est pas dupe, le Clem. Tirer dans l’œil de sa conscience comme il le fait page 44 ne résoudra rien… Et qu’Ava ne soit pas exactement, non plus, ce qu’on appelle une enfant de chœur (un voyage en train, cinq cases avec un inconnu et hop ! c’est sa carrière littéraire qui repart sur une liaison incandescente entre une femme et un joueur de poker…) ne change rien à l’affaire.
En même temps, Gratt, il galère pas mal avec les filles. Linda Mc Cornick, dans le tome 1, c’était quand même bien lui, hein. Mais pour Gus non plus ce n’est pas facile. Cette Peggy qui ouvre « Beau Bandit », vous parlez d’une coriace, elle aussi. Venir manger des pommes comme ça dans sa chambre, c’est des manières ça ? Non, le seul qui s’en sorte vraiment c’est Clem. Donc finalement que ce second tome lui soit consacré n’est que justice. Et en matière de justice, Clem, Gratt et Gus s’y connaissent.
Je ne vous ai pas dit ? Clem, Gratt et Gus sont des cow-boys. Des hors-la-loi. Des voleurs de trains, banques et diligences. Ça ne change rien à ce qui précède, ce qui les intéresse / ce qui nous intéresse, mais bien sûr ça change tout.
guilhem menanteau
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Christophe Blain, Gus – Tome 2 : « Beau Bandit », Dargaud, février 2008, 87 p. – 13,30 €. |
