Chat, Hue !

Chat, Hue !

(Comment la fermer ?)

En fort marri entretenu, j’apprends à me servir des mots pour ne rien à dire. C’est un raid dans l’inarticulé et l’inaudible. Et ce, loin des équipements sophistiqués des logichiens chats grains et hâbleurs miteux.

Dans le fouillis général de leurs escouades, par force et soumission, ils baragouinent ce qu’ils croient. A coup de prières dans les religions ou en panégyriques de leurs guerres. Dans ces conditions, tout m’est impropice.

Je me dégage en langue des ans gagés. Sans gain. Et bernique le reste !  De chaque mot, les écailles explosent. Reste du jazz mince sans parfums ni lendemains. Bref, je rame in à gros bis aphasiques donc je ne miaule plus.

jean-paul gavard-perret

Photo Sheila Metzner

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