Carolyn G. Hart, Meurtre en librairie

Carolyn G. Hart, Meurtre en librairie

Annie Laurence, toute jeune libraire, se lance dans une enquête d’autant plus passionnante qu’elle est la coupable idéale.

Emma Clyde, Janis et Jeff Farley, Harriet Edelman, Captain Mac, Fritz Hemphill, Hal Douglas, Kelly Rizzoli, Elliot Morgan sont les « Habitués du dimanche soir », une causerie animée à la librairie Crimes à la demande par Annie Laurence. Or Elliot Morgan parade à tout va avec son prochain livre qui contient, si on l’en croit, des révélations sur le passé plus que douteux de ses « compagnons » qui tous auraient un meurtre à leur actif…

Bien entendu, personne ne tient à ce que ses secrets, petits ou grands, s’ébruitent : hormis Captain Mac, un ancien policier à la retraite, tous sont des écrivains plus ou moins renommés. Mais lequel de ces « habitués » a poussé la défense de sa réputation jusqu’à assassiner Elliot lors de la dernière réunion en lui fichant une aiguille dans le cou tout en faisant sauter les fusibles avec une ingéniosité diabolique, révélant ainsi l’étendue de ses connaissances en matière de roman policier ? Et que dire du chef Saulter qui s’évertue à voir en Annie une coupable idéale ? Il n’en faut pas plus pour convaincre cette dernière de mener sa propre enquête avec son ami Max Darling. D’autant que le lendemain du meurtre d’Elliot, elle reçoit par la Poste une disquette sur laquelle l’écrivain avait pris soin de copier ce qu’il avait l’intention de révéler… Il avait donc peur qu’on cherche à lui nuire.

Meurtre en librairie est le premier roman de Carolyn G. Hart mettant en scène Annie Laurence, jeune et jolie libraire spécialisée dans la littérature noire et policière sur l’île de Broward’s Rock. Il s’agit d’un roman de construction classique, où l’on décèle l’influence d’Agatha Christie : l’intrigue y est plutôt bien ficelée, comme dans tout roman de la Reine du crime, mais le coupable reste assez facile à identifier. Sa lecture en reste néanmoins très plaisante et divertissante, notamment grâce à l’originalité des dialogues.
Pour Meurtre en librairie, Carolyn G. Hart a obtenu le Macavity Award du meilleur roman de Mystère en 1990, à l’instar des plus grands auteurs de romans policiers (Michael Connelly, Tony Hillerman, Deborah Crombie…).

julien védrenne

   
 

Carolyn G. Hart, Meurtre en librairie (traduit par Gérard de Chergé), Liana Levi, 2004, 302 p. – 10,00 €.

 
   

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