Alfredo Casali, Solitude

Alfredo Casali, Solitude

Au départ de ce livre, l’exposition Isolitudine clôtura en 2024 une année de recherche que l’artiste souhaita consacrer au concept d’île, compris non seulement dans sa dimension géographique, mais aussi comme un dispositif sémantique, générateur de récits et d’utopies.
Les œuvres de Casali marquent un retour au langage même de la peinture, et dans leur séquence ininterrompue, l’artiste peint comme un journal de voyage, une immersion dans le paysage sarde. Le peintre émilien a habité – même si ce n’est que de l’esprit – ces lieux reculés, restaurant un horizon de sens qui marie délicatement l’identité de la région.

Le tout a l’universalisme du thème, dans un jeu de références et qui dilue les couleurs, les tons, les nuances presque dans une danse proposée au « voyeur ». Et Casali ne peint pas les merveilleuses plages sardes car, comme il le dit lui-même sur la toile, « trop de mer me fatigue». Il saisit en conséquence des fragments de terre, qui sont à la fois des îles et des nuages, dans une dimension presque irréelle qui devient rêve et contemplation.

Alfredo Casali, Solitude, Phos, 2025, Édité par Chiara Gatti, Massimo Ferrari, Nomos, 2025, 160 p. – 25,00 €.

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