Alessandro Vasapolli, Dance notes
Good Vibrations
Depuis son enfance, Alessandro Vasapolli a toujours été fasciné par les appareils photo, par ce qui lui semblait alors être une sorte de magie : la capacité de capturer ce qui était devant lui. Il a beaucoup voyagé avec ses parents et, pendant ces voyages, il a découvert la fascination silencieuse de regarder à travers un viseur. Composer une scène, choisir ce qu’il fallait inclure et ce qu’il fallait laisser de côté lui a offert un premier aperçu de la manière dont les images façonnent notre imagination.
Ce simple acte de composer le monde est devenu son premier déclic, le moment où il a compris que la photographie ne consiste pas seulement à enregistrer la réalité, mais à décider comment la révéler. Son travail ne se laisse pas appréhender comme une simple production d’images : il constitue une recherche sur les conditions mêmes de la visibilité.
Chez lui, la photographie n’est ni un enregistrement du réel ni un geste décoratif, mais un champ d’expérimentation où perception, matière et temps entrent en friction. Formé dans une tradition italienne attentive à la lumière et à la construction formelle, il déplace pourtant les codes classiques pour en éprouver les limites. Ses séries – qu’il s’agisse de figures en suspension, de corps en mouvement ou de surfaces presque abstraites – semblent toujours interroger un seuil : celui où l’image cesse d’être descriptive pour devenir phénomène.
jean-paul gavard-perret
Alessandro Vasapolli, Dance Notes, Sala Carlo Di Leva, Sorrento, 2026.