Ludovic Degroote, Le début des pieds suivi de Ventre

Ludovic Degroote, Le début des pieds suivi de Ventre

Du début à la fin

Avec Degroote, le poète voyant fait place à l’histrion. Il rappelle à bon escient que la vie n’est pas qu’un leurre et que la mort n’est pas un Shakespeare.
Nous pouvons enfin entrer dans le non stratifié poétique et à la jonction de divers mouvements iconoclastes. A l’énonçable, se mêle un visible et vice-versa.

D’où le « charme » ironique de ces deux textes de séparation impossible autant entre nos différentes parties qu’avec le monde. D’où, aussi, cette suite de chutes, d’écoulements entre intime et extime où le corps se fait féminin et masculin, pénétré autant qu’impétrant.

Et tout y est de ses miasmes, infortunes (de la vertu mais pas que) et éventuelles joies via tous les spectacles possibles même les plus infames. Mais comment espérer mieux de nos amours ancillaires comme ceux des héros ?
La poésie n’a pas à en répondre mais juste à souligner nos états de faits.

Quant à nos amor fati… Adieu Berthe…

jean-paul gavard-perret

Ludovic Degroote, Le début des pieds suivi de Ventre, Editions Unes, Nice, 2023, 144 p. – 22,00 €.

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