Celle qui sait ne pas abuser des bonnes choses : entretien avec l’artiste Claire Morel
Entretien avec Claire Morel :
Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?
Un train à prendre.
Que sont devenus vos rêves d’enfant ?
Des rêves d’adulte
A quoi avez-vous renoncé ?
A plonger de 10 mètres
D’où venez-vous ?
De la forêt vosgienne
Qu’avez-vous reçu en dot ?
La faculté d’imaginer, de rêver
Un petit plaisir – quotidien ou non ?
Partir en forêt ramasser des champignons
Qu’est-ce qui vous distingue des autres écrivains ?
L’écriture
Quelle fut l’image première qui esthétiquement vous interpella ?
La vue d’un glacier en altitude
Et votre première lecture ?
Il y en a eu beaucoup, mais celle qui m’a le plus marquée et surprise serait celle d’un dactylo-poème de Henri Chopin.
Pourquoi votre attirances vers l’innommable, l’impalpable ?
Mon attirance pour les mathématiques
Quelles musiques écoutez-vous ?
De l’opéra essentiellement Wagner, du punk, à vrai dire tout ce que j’ai pu copier dans mon disque dur en mode aléatoire
Quel est le livre que vous aimez relire ?
Des aphorismes de Cioran, « Le nuage en pantalon » de Maiakovski
Quel film vous fait pleurer ?
Pleurer de rire, un bon film avec Pierre Richard
Quand vous vous regardez dans un miroir qui voyez-vous ?
Moi
A qui n’avez-vous jamais osé écrire ?
Au Père-Noël
Quel(le) ville ou lieu a pour vous valeur de mythe ?
Une grotte, un lac souterrain
Quels sont les artistes et écrivains dont vous vous sentez le plus proche ?
Aucun en particulier, tous en général
Qu’aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire ?
Un billet d’avion pour une destination lointaine
Que défendez-vous ?
Le travail de mes étudiants
Que vous inspire la phrase de Lacan : « L’Amour c’est donner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas »?
Une équation mathématique
Que pensez-vous de celle de W. Allen : « La réponse est oui mais quelle était la question ? »
Qu’il ne faut pas abuser des bonnes choses.
Quelle question ai-je oublié de vous poser ?
La réponse à cette question est oui.
Entretien réalisé par jean-paul gavard-perret pour lelitteraire;com le 29 juillet 2015