Jacques Cauda, Ris amers
Matamore fauve
Derviche détourneur parmi les derniers des tout juste justes, Filochard d’esquilles râpées sur toutes les langues (y compris les baveuses voire de celle des mères des Carcasses – toute honte bue), primesautier des nez en T, Cauda reste notre Méphistophélique en bas bouches sans pompes des i.
Au service de l’irrégulier de lard, il est le vrai candide « A » dans la répartition entre le sublime et de nombreuses péréquations en ses pérégrination tel un de nos mes deux seins de Molaire. Il reste l’auteur étrange où son « je » se narre et se marre à coups craies sel tel un « bonze tartrique » parfaitement toxique.
Son fil au Maine et son à plomb tombent en un si boire au petit lait. Ses mots y font le tapin (à l’aquarelle) dès l’aurore au cul de rose. Cauda frappe ainsi les pavés du logos, tord leur tutu et leurs fesses en messe basse que le ventre atterre.
Outrant autant tout ce qu’il peut faire, il poursuit sa tradition au vide comme un poète clerc voyant. Un poil obscène – sous ses « est-ce elle ? », son dos ou ses dièses -, de sa carcasse du faire, sa langue se soulève (mais elle n’est pas la seule).
Le voici immarcescible pour viser juste nos gouffres à mère (parfois en « maigres lamelle »). Toujours observateur – assis du mal qu’il se donne -, le voici héros roboratif digne ami de Montaigne – quitte à le mettre en pièces tel un dompteur de mites.
jean-paul gavard-perret
Jacques Cauda, Ris amers, Rafaël de Surtis, 2026, 68 p. – 17,00 €.