Ce que l’émir adore
Ce qu’on nomme habituellement le réel bascule entre le déséquilibre et une sorte de pornographie soumise au devoir d’incarnation expressive au-delà du bien et du mal. Parfois, elle est inaccessible, parfois obscène ou odieuse eu égard moins au jugement de Dieu que de la morale. Mais cela me convient d’y toucher de plus près en se mettant en un certain état – reste à savoir lequel.
Il suffit d’une ingénieuse ingénue, parfois fausse sceptique mais experte en sauts d’homme (voire en « go more ! ») pour ergoter – ego de l’émir qui babille plus de son bibelot que de son inanité sonore. Toutefois, quand des râles se produisent – des sortes d’opus des « Hiiiii !!! » existent -, voici la muse en orbite quand son coucouroucoucou fait son nid. Outre mères mais poète, il excelle dans les vers (en évitant les blancs) et les rêves berbères pour lever l’amour de crises en t’aime.
jean-paul gavard-perret
Photo : Nyajuok