Nez faste

Nez faste

(Où entrer ?)

Il faut y rentrer. Nul besoin d’en sortir mais nous voici obligés d’y pénétrer. Découvrir variations, développements, diversifications, ramifications, feuillaisons, floraisons, fructifications, réensemencements. Ils suffisent à dire la complexité de la vie et du monde là où jubile par leur générosité ce qui extasie et ravit. Nul ne dira quoi, qui, ni quand.

Mais naît et s’abreuve ici la même source de l’écriture ou de l’image. Elle possèdent chacune sa langue et ont en commun une structure fondée sur une harmonie. Le tout est d’avoir du pif. Selon deux dimensions : horizontale (l’axe syntagmatique) et verticale (l’axe paradigmatique).
La chose est claire mais joue des harmoniques ou des résonances qui permettent de se superposer en se succédant par – entre autres – un nez pincé qui exige parfois, par sa pointe, la profondeur des harmonies, sans mettre en valeur  le jeu de l’acrostiche plus définitionnelle que lyrique.

Bref, c’est de l’épaisseur intrinsèque du signe, s’appuyant d’une manière parfois ambiguë sur les rapports entre forme et sémantique. Nous y sentons l’entrée en une résonance énigmatique.

jean-paul gavard-perret

Photo : Irving Penn

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