Mauro Staccioli, Museo archivio

Essence et naissance

C’est en 1968 que Mauro Stac­cioli est venu à Milan où il ensei­gna au Liceo Artis­tico di Brera dont il devint direc­teur. Le sculp­teur ita­lien contem­po­rain est né à Vol­terra, en Tos­cane en 1937 et mort en 2018. Il se consa­cra à la sculp­ture depuis le début des années soixante. Elle va dia­lo­guer avec l’espace urbain et il orga­nise pour la pre­mière fois une série de sculptures-interventions dans la ville de Vol­terra et par­ti­cipe à la Bien­nale de Venise en 1976 et 1978.
Il créa ins­tal­la­tions et sculp­tures de grandes arches plus ou moins inver­sées un peu par­tout dans le monde : Gal­le­ria Mer­cato del Sale à Milan, Parc olym­pique à Séoul, Gal­lery of the Uni­ver­sity of Amherst (Mas­sa­chu­setts) et au La Jolla Museum of Contem­po­rary Art de San Diego. Plu­sieurs de ses sculp­tures sont aussi dis­sé­mi­nées dans sa région et  en Europe.

Ses formes géo­mé­triques sont immer­gées dans le pay­sage, qu’elles soient des cercles, ovales, tri­angles et lignes. Elles se détachent, soli­taires, mais s’intègrent par­fai­te­ment à l’environnement en repre­nant par­fois les cou­leurs de la terre. Ses sculp­tures monu­men­tales se fondent ainsi dans le ter­ri­toire selon un aspect poé­tique, for­te­ment lié à la mémoire et à l’expérience de la vie.

Sa propre expé­rience exis­ten­tielle reste le fil conduc­teur de toutes ces œuvres qui sortent des espaces muséaux habi­tuels et syn­thé­tisent par des formes essen­tielles tout l’amour qu’un homme, avant d’être un artiste, eut à res­sen­tir envers les lieux qui l’ont vu naître. Cer­tains titres de ses oeuvres - Primi passi (Pre­miers pas ),  Al bimbo che non vide cres­cere il bosco (À l’enfant qui n’a pas vu gran­dir la forêt) — sont signi­fi­ca­tifs en ce sens. D’autres rap­pellent les formes géo­mé­triques nées par l’architecture de sa ville natale et son impact entre la splen­dide abbaye camal­dule et les murs étrusques.
Etroi­te­ment lié à la vie du sculp­teur, son tra­vail ici ou ailleurs donne une éter­nité à son art et savoir-faire.

jean-paul gavard-perret

Mauro Stac­cioli, Museo Archi­vio, Vol­terra, 2024.

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