Violaine Huisman, Rose désert (Rentrée littéraire 2019)
Après un premier roman qui racontait l’amour inconditionnel liant une mère à ses filles et ce, en dépit de ses fêlures et sa défaillance, Violaine Huisman s’éloigne à peine de l’autobiographie et conserve une écriture poétique mais tout autant abrupte.
Les femmes y affirment une nouvelle fois le droit à une vie rêvée, à la liberté.
Pour oublier un immense chagrin d’amour et à l’approche de la trentaine, Violaine décide de traverser le désert, du Maroc au Sénégal. Ce qui n’est pas sans poser certains problèmes. A une amie elle demande : « C’est pas dangereux par là-bas? À ton avis, bibi? Je n’étais pas vraiment au courant du conflit au Sahara occidental avant de traverser la région en autocar. L’ampleur des problèmes de terrorisme dans cette zone du pays n’est pas non plus notoire, si? ».
Mais la décision est prise.
Un nouvel éveil va avoir lieu. Et un sujet intime s’impose et s’expose pour une nouvelle « éducation » sentimentale. Mais pas seulement. Portraits et paysages s’imposent dans leurs segmentations.
Celles-ci ne sont pas là pour défaire : elles assemblent les êtres humains croisés chaque jour et dont la diversité crée une communauté au sein d’impression vivantes. Elles donnent à la prose de l’auteure un charme et une force particulière.
Violaine Huisman y confirme tout son talent.
jean-paul gavard-perret
Violaine Huisman , Rose désert, Gallimard, collection Blanche, 2019.