Christian Bobin, La vie passante
L’art de la bribe Fata Morgana republie un des premiers livres de Bobin. Il initia une forme de volontaire légèreté. Le ton était donné d’emblée : « Je vous écris au pied de cet arbre /souvent aussi je n’écris pas /et c’est sans importance / je dors ou bien je lis / Les livres sont des enfants qui consolent les grandes personnes ». C’était un peu mince, mais voici Bobin pratiquement torchon sur l’épaule, humble de manutention, prolétaire de la poésie…