Archives de
Tag: P.O.L. éditions

Liliane Giraudon, Le Garçon Cousu

Liliane Giraudon, Le Garçon Cousu

La charnelle mystique En six fictions abruptes – «Le garçon Cousu »,  « Les monstres ne peuvent se passer de compagnie », « Solilocas ou la vie sexuelle des lamproies « , « Moi la langue parlée me rafraîchit », « Le chat la crevette et Gaspara Sampa », « Arrêtez d’applaudir avec vos cuisses » – Liliane Giraudon fait claquer la langue, la casse. Elle la recoud en points plus violents afin d’aciduler l’émotion du lecteur et brouiller ses grilles d’interprétation. Post Views:…

Lire la suite Lire la suite

Olivier Cadiot, Providence

Olivier Cadiot, Providence

L’espoir Olivier Cadiot prouve dans son nouveau texte que la poésie modèle ne peut pas exister. Cela n’empêche pas de la poursuivre de manière aussi héroïque que « lamentablement » selon des modèles inattendus chez lui. Dans Providence (titre à plusieurs entrées), l’artiste revient en écriture classique non pour rentrer dans les ordres mais pour épaissir un certain chaos. Post Views: 47

Danielle Mémoire, La Nouvelle Esclarmonde

Danielle Mémoire, La Nouvelle Esclarmonde

L’écriture entre étouffement et respiration Danielle Mémoire poursuit sa route avant-gardiste en inventant, fragments par fragments, un étrange « corpus » en versions avérées et apocryphes, selon une logique où s’entassent les mises en abyme afin de plonger vers les zones les plus obscures de la pensée. Une nouvelle fois ses personnages s’écharpent et s’échappent toujours, persuadés d’être – sans remords et repentir – les auteurs d’un corpus qui avance un peu plus vers ce que Blanchot nomma « l’inachèvement…

Lire la suite Lire la suite

Julie Douart, Usage communal du corps féminin

Julie Douart, Usage communal du corps féminin

Lapins et tortue Avec son second roman, Julie Douard passe à la vitesse supérieure. Elle ose les flambées de l’imaginaire. Sans jouer les Lacan de bastringue, celui-là répond au patronyme de l’auteure. Tout en effet y est doux-hard au sein d’une fiction qui aurait comblé d’aise Queneau. Julie Douard vidange le bouillon de la fiction par le trou du pantalon de Gustave Machin – mixte, en plus égrillard et speedé, de Bouvard et Pécuchet. Lequel Machin répand le pissat de son…

Lire la suite Lire la suite

Marianne Alphant, Ces choses-là

Marianne Alphant, Ces choses-là

Marianne Alphant : Eros énergumène La narratrice du dernier livre de Marianne Alphant est à la fois son sujet et son objet. Avec et grâce à elle, l’auteur, dans un subtil jeu de miroir, joue au chat et la souris. L’une et l’autre sont frivoles et sérieuses, allumées et lucides. Si bien que l’aventure de Ces choses-là, à mesure qu’elle évolue, change de conception. L’organique et le mental se dénudent à travers une exploration de ce qui est au départ…

Lire la suite Lire la suite