Jean Ristat, O vous qui dormez dans les étoiles enchaînés
Nostalgia La poésie de Ristat demeure toujours aussi lyrique en son manteau d’huile et ses variations sur l’alexandrin. L’emphase y joue à fond conformément au style cher au poète. D’autant qu’il est question dans les deux premiers temps du livre de chanter des moments de désespérance (« Éloge funèbre de Jean-Louis Martinoty », « Le pays des ombres »). Mais le charme (désespérant) est inconstant, l’épanchement est souvent plus curieux que fragrant. Ristat cisaille, époussette, vit sur des acquis qu’il…