Martine Broda, Eblouissements
Dans ces pages inspirées, une gestion troublante, une économie hantante du blanc forcent l’admiration. La poésie tend vers le moins. Vers le centre. Centralement. Coutumière de la beauté, l’auteur place d’instinct la poésie sous le signe profond. Le voisinage de lectures chères – Celan, Rilke, Jouve, Charles Racine (la douleur est racine elle se tord sur le sable) -, dont les noms reviennent en écho le temps d’exergues, de « dédicaces » (le titre d’une séquence) incurve la voix propre dans le sens d’une sévère…