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Tag: Jean-Paiul Gavard-Perret

L’oreille du muet

L’oreille du muet

(gare au duvet) Tout psychiatre est pratique quoique troublant. Nous sommes face à une machine à qui nous parlons, mais qui ne répond pas – ou peu. Une question et une réponse ? bernique ! Reste une opération sans rétroaction apparente comme face à un chat qui, au départ, se prend pour psychiatre dans son rapport de maîtrise. Nous savons que le second n’est qu’un objet, Mais le premier ne se contente pas de nous répondre. Il nous traite avec…

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Créon

Créon

Lune et l’hôte Mon vieux samouraï perché sur des mûres grimpantes ouvre peu à peu ses bras en un répertoire de gestes intimes, mais acceptant de ne pas tout ouvrir et ne pas tout trouver. Ma voix reste grave comme celle de Jeanne Moreau. Mon ventre demeure gribouillé dans un tissu à l’africaine. Je veux te donner des répliques à la Créon même si je sens ton odeur du fenouil quand ta chair me griffe. Ogre, je tends mon sein…

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Gars rage

Gars rage

(vie telle) De ta fontaine, il ignore la hauteur de ton chant et sa profondeur des hymnes. Ton amour le hante. Mais s’il plonge trop vite, il rate le coche en te forçant à tout donc à rien. Traverser l’invisible tient par l’ébauche d’une trace. En se croyant en toi, il reste dans le dehors des choses. Qu’il connaisse d’abord la clarté de tes murmures à l’ombre de ta tubéreuse. Qu’il consente à ta parole avant de disparaître dedans. Sinon,…

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Strates à gemmes

Strates à gemmes

Nous ne sommes plus des êtres lointains dès que nous descendons en nous-mêmes en éclairant de mots nos profondeurs cachées. Chacun de nos secrets est de chair et son passage cherche à transmettre ce qui vient de l’origine. Elle reste devant nous et nous la cherchons. Elle émeut, mais ne peut fixer le prix sonore que tous les mots offrent ou demandent. Leur musique devient l’instrument pour l’épeler. Résumons : chaque secret possède un prononcé à retrouver et exprimer. Il…

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Lune ou l’autre

Lune ou l’autre

La Sélène est une perle dans un océan de larmes -mais c’est une image. Elle vient de l’inconscient. Seule l’océan peut enrichir la nature. Mais sans la lune, il perdrait sa marée. Elle reste la fille de l’air et n’a pas de couleur et est parfois l’ombre de la lumière. Elle reste un éther pour la technoscience et l’objet de spéculations métaphysiques. Néanmoins, sa réalité est largement psychique. Pour preuve, l’image de la lune n’est pas la lune mais l’intérieur…

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