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Tag: Jean Echenoz

Jean Echenoz, Bristol

Jean Echenoz, Bristol

Un homme aimable Dix-neuvième roman de propos et silhouette, Echenoz fait d’un Bristol polysémique (puisque signifiant d’un port anglais, de fiches, et cartons d’invitations) prénommé Robert celui qui reste presque anonyme et comme en noir et blanc tandis que les autres sont plus colorés. Il tient par ses cheveux entre autres mais avec très peu d’intérêt pour les femmes sauf pour quelques attentions envers elles avec un peu d’échanges plutôt muets. Post Views: 85

Jean Echenoz, L’Herne – Echenoz

Jean Echenoz, L’Herne – Echenoz

Oxygénation de la fiction Ce Cahier de l’Herne est en tout point remarquable. Mixant comme toujours textes inédits, approches universitaires (Rabaté, Viart) et visions de créateurs contemporain (Gérard-Titus Carmel, Florence Delay), il montre comment Echenoz a renouvelé le roman à travers objets et corps, silhouettes plus ou moins anonymes qui posent la question de l’appartenance, l’apparentement et de la désappropriation. Bref lieux, objets, situations deviennent des reliques très particulières. Chaque indice est la fable de la perte plus que celle…

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Jean Echenoz, Vie de Gérard Fulmard

Jean Echenoz, Vie de Gérard Fulmard

Reliquats du réel Jean Echenoz poursuit sa machinerie romanesque motrice dont le langage et ses jeux perdent avec délice narrateur et lecteurs. Il leur fait remonter ici la carrière (peu connue…) de Gérard Fulmard car, selon le premier, il était temps d’en dresser les grandes lignes. Il est vrai que cette existence est quelque peu brouillonne. D’autant que, dans le roman, tout commence par un sinistre peu commun dont en général l’opinion sous-estime l’éventualité. Post Views: 63

Jean Echenoz. Roman Rotor Stator (Exposition)

Jean Echenoz. Roman Rotor Stator (Exposition)

Poursuite du mouvement et « duration » des thèmes Prix Médicis et Goncourt, Jean Echenoz « expose» ses 13 romans de voltigeur à Beaubourg. Roman Rotor Stator (les deux derniers mots du titre sont tirés du Méridien de Greenwich, premier roman de l’auteur) présente une machinerie romanesque motrice. C’est un parti pris visuel pour montrer la récursivité du langage avec ses suites d’escaliers ou de jeux où le narrateur se perd (cf. « Je m’en vais »). Post Views: 41

Jean Echenoz, Envoyée spéciale

Jean Echenoz, Envoyée spéciale

La sottie selon Echenoz Après son voyage au bout de la nuit où par vignettes condensées Echenoz racontait l’histoire de la guerre de 14-18, son « opéra sordide et puant », à savoir « grandiose, emphatique, pénible et à la suite plutôt fastidieux » l’auteur quitte les pseudo-sentiers de la gloire pour une guerre à la fois plus ludique et souterraine. Il s’agit en effet du bal des espions – volontaires ou non. Post Views: 34