Catherine Andrieu, Ils ont dressé des anges sur des tessons
Contre le silence et le vide Catherine Andrieu fouille les cendres, et « mange la lumière, parfois, comme une bête affamée. » Elle avance indomptable contre l’effacement car le réel s’accroche à elle-même s’il devient « un souffle incertain, un frisson sur la joue d’un souvenir ». Mais, dans le dernier poème, se diluent décors, voix et gestes. et la créatrice de conclure : « Peut-être que la neige n’est pas décor mais langage, un alphabet d’oubli où chacun disparaît…