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Tag: existence

Thé moins visible

Thé moins visible

(Qu’est-ce que l’homme ?) Il rit des contraires qu’il aime concilier, mais rougit de voix neuves et d’absence du sérieux de certaines femmes aux mystères qui projettent des lumières dans la nuit. Leur corps physique est théâtre des mots, machinerie mentale et miroir dont naîssent l’effarement et l’illusion. « Une trajectoire va plus loin que notre vie » pense-t-il, impressionné par la permanence de telles éphémères – fatalités de la passion et sulpiciennes de l’âme, fleuves cachés, témoins invisibles. Post…

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Alter native

Alter native

(Qu’est-ce qu’un automne?) Elle a, dit-on, les moineaux. Bref, elle est ronde comme la lune. Les gens pouffent de rire tant elle titube. Jadis funambule d’éjaculateurs pré-corses, elle ignore les amoureux. Reste dans l’intérieur de son cerveau des mots confus. Le passé l’a trompée, son présent la tourmente, le temps suit sa pente en heures exquises et alcoolisées face ce qui l’enlisait et la brisait. Post Views: 46

Bout quand

Bout quand

(Qui sommes nous ?) Le plein est vide mais l’ignore. Il vit longtemps, mais en remuant fixe comme notre roue de secours. Acier, béton, bois, verre font la plupart notre beurre pour loger notre crémière. Nous y sommes comme dans de la laine que des mites dévorent. Leur danger nous traverse sans arrêt. Ils sont les champions de notre médiocrité. Post Views: 85

Vois si

Vois si

(Que faire de l’écriture ?) Les formes de l’écriture sont comme la vie. Elles brouillent les pistes, même si, indécidable, le destin est réécrit. Toute œuvre est plus ou moins autobiographique mais le déroulement de l’existence n’est pas facile à reconstituer. De nombreux déplacements, depuis les grottes profondes du Périgord jusqu’aux chemins de ronde des forts du désert ou du Mont Athos – voire pour revenir dans les vallées des premiers matins du monde – perdent les pistes retracées par…

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Eric Chassefière, Penser l’infini & Le jardin est visage

Eric Chassefière, Penser l’infini & Le jardin est visage

De sa fenêtre Eric Chassefière détruit le syntagme de « poésie paresseuse » élaborée il y a cent ans par le poète roumain, Ion Barbu. Beaucoup, de manière implicite ou non, ont caressé un genre qui n’a pas d’ambitions. Ils ne font pas d’efforts, se contentent de ce qu’ils trouvent, c’est-à-dire des clichés, des déjà dits par les autres, des images et des idées déjà mastiquées et astiquées. Post Views: 96