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Tag: Artaud

Bernard Noël, Mon corps sans moi

Bernard Noël, Mon corps sans moi

La comédie humaine Ce n’est pas d’aujourd’hui que d’une bouche sans lèvres Bernard Noël écrit sa comédie intime sans la moindre propension à raconter son existence par le menu. Le poète s’est toujours refusé à une telle « pâtée ». Il est trop pudique et respectueux de la littérature pour se permettre une telle farce. Pour autant, il ne se limite pas à une vue « intellectuelle » de l’existence. Le corps y reste anonymement présent. Pour preuve ce livre, où celui-ci semble y…

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Michel Onfray, La pensée qui prend feu. Artaud le Tarahumara

Michel Onfray, La pensée qui prend feu. Artaud le Tarahumara

Il y a pas de feu sans fumée Bien que son image – à l’inverse de celle d’Artaud – soit affichée sur toutes les gazettes et les écrans, l’auteur ne se plaint jamais de la monotonie d’un tel décor. Il lance même des diatribes lorsqu’il n’est pas suffisamment exposé. Et quand l’ombre d’Artaud tente de lui barrer la route , elle ne fait pas le poids. Post Views: 76

Ana Mendieta, Le temps et l’histoire me recouvrent (exposition)

Ana Mendieta, Le temps et l’histoire me recouvrent (exposition)

Crucifixions Dans la lumière voilée nécessaire à toute exposition de l’oeuvre de Mendieta, les images deviennent un étrange miroir déformant et reformant. Mais plus que le rouge sang, c’est le blanc qu’il faut retenir. Certes, lorsque par exemple les diapositives qui découpent les perfomances passent et repassent en boucle, on retient d’abord le sang. Mais sous cette carapace le rouge premier s’estompe pour laisser place – avec la douleur qui lui est concomitante – à une blancheur rayonnant de silence….

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Stéphanie Quérité, L’hésitation

Stéphanie Quérité, L’hésitation

Ce qui n’a pas de « fin » Stéphanie Querité s’inscrit dans la droite ligne des voies ouvertes par Artaud. Pour preuve ces quelques lignes : « L’accumulation d’années de travestissement fut balayée sous les yeux stupéfaits des lionnes exaspérées. Je m’en allais là où tout était à suggérer. » Acceptant tous les malentendus, la jeune créatrice nous ouvre à son propre théâtre de la cruauté. Et ce n’est pas un hasard si elle cite la phrase de l’auteur de L’Ombilic des Limbes : « Là…

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Pacôme Thiellement, Serpent

Pacôme Thiellement, Serpent

L’amour soufflé Pacôme Thiellement est comme Artaud  un de ce ceux qui s’élèvent contre les théâtres truqués de tous les intellectuels en cours qui se dopent à l’idée Le poète ne cesse de les réduire au peu qu’ils sont. A l’exaspération et l’horreur font place les vrombissements du jouir d’un metteur en scène qui se moque de tout type d’images pieuses. Post Views: 89