Salvo, Arrivare in tempo

Salvo, Arrivare in tempo

Réinventer l’art

Né en 1947 à Leonforte dans la province d’Enna en Sicile, Salvo s’installa à Turin en 1956. C’est là qu’il s’engagea d’abord dans une pratique conceptuelle liée au mouvement de l’Arte Povera de Turin et qu’il s’inspira également de figures internationales telles que Sol LeWitt, Robert Barry et Joseph Kosuth.

En 1973, il revint à la peinture – comme dans les toutes premières années de sa formation artistique – malgré le fait que, dans les années 1970, la peinture était un mode de création artistique démodé. Au cours des quatre décennies de son travail jusqu’à sa mort en 2015, Salvo n’a cessé de développer des thèmes et des préoccupations centraux dont l’étude de sujets et de langages traditionnels de l’histoire de l’art – paysage et nature morte.
Son utilisation de motifs récurrents et de formes géométriques lui a permis de faire dialoguer l’histoire de l’art (de Paul Cézanne à Giorgio di Chirico) avec la représentation du quotidien (cafés, paysages urbains, ports).

De plus, ses recherches incessantes sur la lumière, l’ombre, la couleur et la manière incarnent le passage du temps et donnent naissance à une vision artistique envoûtante. Le réalisme et le mysticisme s’y confondent.

jean-paul gavard-perret

Salvo, Arrivare in tempo, JRP Editions, 2025, 320 p. – 40, 00 €.

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