Roberta Mongardi, The Distance in Between

Roberta Mongardi, The Distance in Between

Roberta Mongardi, l’offense faite aux femmes

La photographe italienne Roberta Mongardi avec sa série « The Distance in Between » montre comment la présentation, dans la publicité, du corps des femmes « qui n’existent pas » crée un chiasme entre le quotidien et le fantasme. Le monde du marketing et les lois publicitaires qu’il impose entretient une schizophrénie dans la conscience collective.
L’artiste montre l’impact de telles images et le schisme entre deux ordres qui semblent proches mais se situent à des années lumières. L’artiste casse les cérémonies voluptueuses. Elle présente les femmes telles qu’elles sont en les rendant énigmatiques et anonymes.

Roberta Mongardi joue de la lumière frontale, sans concession, « vériste » en quelque sorte. D’où une narrativité qui se moque du romantisme en clair-obscur. Les perspectives formalistes jouent de l’angoisse et de la légèreté des êtres. De leur manque pour un retour à la simplicité. A la fantasmagorie de façade des maîtres des métamorphoses, elle oppose son panthéisme sans fards.
Certes, la femme n’est plus icône. Elle nous ressemble dans ses « imperfections ». Ce qui ne revient pas pour autant à la faire passer du brûlant et du glacé. Au contraire même.

jean-paul gavard-perret

 

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