Rain Mitchell, Lady Yoga en posture critique
C’est un peu le roman des « Desperate Housewives »
Dans cette suite des Chroniques de lady Yoga, nous retrouvons tous les personnages qui nous ont fait rire voire émus. Rain Mitchell, de son vrai nom, Stephen McCauley (il a récemment révélé son vrai nom), garde dans cette suite l’esprit du premier roman. Si vous avez aimé le premier, vous aimerez le second.
Lee, cette mère de jumeaux, fraîchement divorcée et prof de yoga, nous entraîne dans de nouvelles aventures. Ce personnage toujours aussi agréable, calme et posé, devient néanmoins un peu plus critique face aux comportements des gens qu’elle rencontre. Cette transformation – le mot est un peu fort – est heureuse pour le lecteur, l’ennui se serait peut-être installé sinon. La vie sentimentale de l’héroïne prend, au fil des pages, un autre tournant. Son ex-mari, quant à lui, demeure un homme égoïste et parfois adopte un comportement exécrable envers Lee. Par ailleurs, ses quatre grandes amies, présentes dans les chroniques, doivent également faire face à de nouvelles péripéties. Katherine se trouve confrontée à la maternité, elle qui craint la vie familiale. Graciela tombe sous le charme d’un célèbre joueur de baseball ce qui compliquera considérablement sa relation avec son petit ami à l’esprit tordu. Imani tente, elle, de concilier sa maternité et son métier d’actrice. Enfin, Stéphanie découvre son homosexualité. Voilà pour l’histoire.
Encore une fois le yoga est très présent mais jamais en terme de sport ni de compétition : il permet de tisser des liens entre les différents yogistes et d’affronter les aléas de la vie sereinement. C’est un peu le roman des « Desperate Housewives », série télévisée américaine, en moins caustique bien sûr, avec des aventures moins piquantes, moins rocambolesques que celles de la série. On retrouve quelques similitudes, les cinq bonnes copines qui habitent le même quartier et partagent le même goût pour le poker, ici elles pratiquent toutes le yoga au studio de Lee. Ce sont des femmes qui possèdent toutes un caractère différent, elles partagent certaines difficultés de leur quotidien tout en gardant leur jardin secret. Elles sont présentent les unes pour les autres, ce qui les lie réellement.
Ce roman, très rapide et facile à lire, est idéal pour des vacances à la plage. Il procure un bon moment de détente, de légèreté sous le soleil de la Californie. Peut-être y aura-t-il un troisième volet ?
ophelie heurtebize
Rain Mitchell, Lady Yoga en posture critique, 18 avril 2013, 10/18 – 8, 40 euros