Natacha Lesueur, Plus jamais de cheveux collants (même par temps humide) (exposition)

Natacha Lesueur, Plus jamais de cheveux collants (même par temps humide) (exposition)

Les maux de notre époque 

Plus jamais de cheveux collants (même par temps humide) fait écho à la rétrospective de l’artiste à la Villa Medicis de Rome : « Comme un chien qui danse ».
Natacha Lesueur y propose des images inédites et singulières. L’étrange et le mystère sont de mise.

Car si les visages et les corps qu’elle représente sont presque toujours ceux de modèles féminins, ils sont subvertis par divers procédés et en y introduisant des chimères qui emmène vers un voyage de l’imaginaire.
A la jonction de la peinture, de la sculpture et de la performance l’oeuvre garde une pertinence et une impertinence rare.

L‘ensemble est complété par cinq vidéos d’artistes qu’elle a invités (Louise Fauroux, Jean-Baptiste Georjon, Alisson Schmitt et Margot Sparkes).
Ces oeuvres témoignent des maux de notre époque coincée entre immortalité numérique, transhumanisme et diktat des apparences.

Natacha Lesueur elle-même remet en jeu la dimension médiatique de l’actrice ou modèle, la recompose entièrement en poses, maquillages, costumes volontairement excédentaires.
Elle creuse la surface de ces femmes à multiples facettes contradictoires. Elle montre comment se crée la production de la « choséité » médiatique.

Cela lui permet de progresser dans la déclinaison fascinante d’un univers érotique très particulier aux atmosphères plus ou moins oniriques.

jean-paul gavard-perret

Natacha Lesueur, Plus jamais de cheveux collants (même par temps humide), galerie Eva Vautier, Nice, du 29 janvier au 26 mars 2022.

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