Michel Weyland, Aria – Tome 26 : « Le jardin de Baohm »
Aria, la belle aventurière se retrouve plongée dans l’enfer d’une secte
Aria, jeune aventurière au caractère bien trempé, longe une vallée encaissée lorsque le sol se dérobe sous sa monture. Elle frôle la mort, mais se retrouve finalement indemne au beau milieu d’un champ de bataille… ou plutôt d’un charnier. Son cheval Furia n’a pas eu autant de chance, il a été blessé par la pointe d’une lance, qui se révèle empoisonnée. Bientôt, un vieil ermite croisé sur la route explique à Aria qu’elle n’a d’autre choix que d’achever Furia avant qu’il ne devienne dangereux et souffre trop.Mais Furia s’enfuit avec ses fontes contenant toutes les affaires de la jeune femme, y compris son épée ! Aria est désormais seule, démunie, et affamée.
Ayant perdu ses repères, Aria rencontre une femme qui lui propose de l’héberger dans un havre de paix, le jardin de Baohm. Un abri qui se révèlera vite plus proche de l’enfer que du paradis…
Aria est une sorte d’ Amazone qui évolue dans un monde où l’Antiquité et le Moyen-Age se mêlent et qui, sous des dehors apparemment familiers, sombre souvent dans le fantastique et le merveilleux. Dans ce vingt-sixième tome de ses aventures, Aria est aux prises avec une secte, pour laquelle elle est une proie d’autant plus facile qu’elle n’a plus de famille.
Weyland décortique ici avec soin le modus operandi d’un mouvement sectaire nanti d’un leader charismatique et fou. La phase de séduction précède l’utilisation d’Aria à des fins guerrières, et quand vient la rebellion du sujet, il est déjà trop tard, puisque les drogues sont là pour annihiler la volonté de la jeune femme.
Manipulation, perfidie, mais également bravoure et amitié sont donc au centre du « jardin de Baohm », qui malgré son graphisme inventif et son univers fantastique rappelle notre époque et notre quotidien, où la quête de spiritualité entraîne trop souvent l’adhésion à de tels monuvements.
f. boussard
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Michel Weyland, Aria – Tome 26 : « Le jardin de Baohm », Dupuis, Coll. « Repérages », 2004, 48 p. – 9,50 €. |
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