Kiki Smith, Empathy (exposition)
Kiki Smith connaît depuis longtemps le Freising Diözesan Museum et ses collections historiques. Elle y a voyagé à plusieurs reprises depuis New York, où elle vit, pour travailler sur le projet d’une chapelle, sorte de sculpture de plain-pied construite à côté du musée.
A l’occasion de l’inauguration de la chapelle intitulée Mary’s Mantle, le Diözesan Museum présente l’exposition Kiki Smith organisé autour de concept d’empathie. Pour cette artiste, ce mot crée un monde dans lequel l’espèce humaine, les animaux, les plantes, la nature vivante comme l’inanimée sont reliés les uns aux autres.
Les œuvres de Kiki Smith durant des deux dernières décennies forment un cosmos : sculptures en bronze patiné et aluminium, peintures sur verre à la feuille d’or, dessins sur papier népalais, gravures et collages sur cuivre, photographies et tapisseries jacquard qui étaient déjà exposées il y a trois ans à la Monnaie de Paris même si, en France, elle proposait une confrontation avec une proximité outrageuse, presque insupportable par les crânes.
Ils devenaient des boules bien rondes et énigmatiques. Ils étaient là pour montrer à ceux qui restent combien sont forts leur chagrin et notre peine. Leurs masques étaient des coups de poing. Dans cette nouvelle exposition et contre les dysopies ambiantes, l’Américaine parie beaucoup plus sur un message d’espoir. Elle le résume en écrivant : « Je pense toujours que l’univers entier est dans une sorte d’accord amoureux ».
jean-paul gavard-perret
Kiki Smith, Empathy, Diosezan Museum Freising, du 8 octobre 2023 au 7 janvier 2023.

One thought on “Kiki Smith, Empathy (exposition)”
Excellent billet cher ami. Scan