Giusepppe Basta, No Man’s Land

Giusepppe Basta, No Man’s Land

La vie doit être cherchée ailleurs

Le photographe italien voudrait bien lancer un « basta cosi ! » mais face à lui s’impose un « ça suit son cours » comme disait un héros de Beckett. Giuseppe Basta a capté Tarente en plein milieu de l’épidémie et de la crise du Covid.
Ses clichés furent effectués à quelques dizaines de mètres de l’ILVA, l’usine de fer tristement célèbre eu égard aux nombres de cas de cancer qui frappent les habitants de ses parages.

Se distingue une banlieue abandonnée, décrépite soumise à la saleté, l’abandon, l’indiffénce générale. Les enfants ne disposent pas d’espaces adéquats et les personnes âgées subissent le poids de la solitude et de la pauvreté là où transports, soins de santé et services sociaux sont pratiquement inexistants.

Les rats de la criminalité trouvent là des résidences idéales. Personne ne se risque à les déranger. Et Basta nous ramène dans cet espace « de vie » même si cette définition convient mal.
Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que, si vie il y a, elle doit être cherchée ailleurs.

jean-paul gavard-perret

Giusepppe Basta, No Man’s Land, 2022. https://www.instagram.com/g.ppe_basta/

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