Erica Leonard James, Monsieur

Erica Leonard James, Monsieur

 Cul cucul 

Après ses 50 nuances de Grey, Erica Leonard James met en scène un richissime lord et (entre autres) sa femme de ménage, sorte de Cendrillon moderne (de 1 m 50 mais aux longues jambes…) qui ignore tout de la carte de crédit mais rien des arcanes de l’amour. Ce playboy devient le héros  d’un thriller érotique d’une ânerie crasse et d’une  bêtise rare.
Le cul y est  cucul quoique avec pralines. Entre mec en rut et compagnes en chaleur qui sont prises parfois pour des vierges Mais tout sent le fantasme à deux balles et le moulage indigent.

Loin des brushings post-coïtaux, les cheveux sont en bataille dans ce conte non de Grimm mais de grimages et de frime. Les diligences sont remplacées par des voitures de luxe et  un piano Steinway.  Mais des Lady Chatterley il n’existe pas la moindre trace.
Si bien que la collection Arlequin n’a qu’à bien se tenir : elle a trouvé sa maîtresse dans l’auteure de cette pornographie où  « la queue en feu » fait se mordre la bouche aux dérives orgasmiques…

Si l’homo est erectus, le sexe devient ici l’étalon de la connerie et de la vulgarité. Et si ce livre retrouve  les 850 millions du lecteurs du précédent best-seller de E.L. James,  c’est à désespérer de la nature humaine.

jean-paul gavard-perret

Erica Leonard James, Monsieur, Jean-Claude Lattès, Paris, 2019.

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  1. Ping : #PartageTaVeille | 09/09/2019 – Les miscellanées d'Usva

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