Entretien avec Ptitluc (Rat’s)
Le tome 7 de sa série Rat’s vient de sortir. Ptiluc retrace pour nous l’histoire des rat’s et des crapos…
Hormis quelques œuvres purement anthropomorphes, l’univers préféré de Ptiluc, c’est la BD animalière. Rats, crapauds, cochons, castors… s’ébattent à cœur joie dans ses albums – tout un bestiaire criant d’humanité. Une humanité cruelle, cynique, cupide, portant en elle la haine de l’Autre… car sous ces épidermes velus, verruqueux ou à soies, ce sont bel et bien les pires travers des êtres humains qui se devinent. L’animal fétiche de Ptiluc demeure quand même le rat, le rat dans ses grandes largeurs et sous toutes ses formes, le vrai, le poilu, le détesté, celui qui répugne à la plupart d’entre nous… bref, la bestiole rêvée pour évoquer avec humour – un humour noir, gore souvent, du meilleur effet sur nos zygomatiques – toutes les laideurs humaines.
Tandis que sort le tome 7 de sa série Rat’s, Tous à la flotte ! Ptiluc a bien voulu retracer pour nous l’histoire des rats et des crapos, et jeter au passage quelque lumière sur sa façon de travailler, sa vision du monde… et sur le reste de son œuvre.
Comment est née la série Rat’s ?
Ptiluc : En 1978, j’avais commencé une série qui s’appelle Pacush Blues – une série où les personnages sont aussi des rats, mais qui est beaucoup plus cérébrale que Rat’s. Le premier album est sorti en 1982 aux éditions Vents d’Ouest – c’est d’ailleurs à partir de Pacush Blues qu’a été créée cette maison. Après quelques albums et une dizaine d’années, une boîte de production a voulu en faire un dessin animé. Mais il fallait adapter les épisodes pour la télé, leur donner un côté plus dynamique. J’ai donc écrit vingt-deux scénarios spécifiques pour ce projet, avec les impératifs qu’imposait la diffusion télé : il doit se passer quelque chose tout le temps, il faut que ce soit rigolo tout le temps, et qu’il n’y ait pas de développements de scénario trop complexes. Et je m’étais fixé pour but de concevoir les épisodes de manière à ce qu’ils puissent être vus dans n’importe quel ordre et que, malgré tout, ça fonctionne. Malheureusement, le dessin animé n’a jamais vu le jour : la boîte qui devait le produire a déposé le bilan au moment où ça allait démarrer, et les producteurs qui devaient reprendre le projet voulaient modifier tous mes textes parce qu’ils trouvaient que c’était trop trash pour la télé – et moi je trouvais que c’était déjà très édulcoré, beaucoup plus grand public par rapport à ce que je faisais dans Pacush Blues ; je ne voyais pas comment édulcorer davantage sans tomber dans le cucul. Alors j’ai préféré récupérer mes scénarios et chercher avec qui je pourrais les transformer en albums. Du coup, je me suis retrouvé avec deux séries de rats, et il fallait à tout prix éviter que l’on confonde l’une avec l’autre, ce qui n’a pas été évident au début : nombre de lecteurs qui m’avaient découvert à travers Pacush blues m’ont laissé tomber à ce moment-là parce qu’ils ont cru que j’arrêtais le côté un peu philo de Pacush blues pour ne faire que du trash crétin avec Rat’s…
As-tu transposé tes scénarios tels quels dans les albums ou bien les as-tu retravaillés ?
Ptiluc : Les albums de Rat’s sont des scénarios réécrits, remaniés… j’ai conservé la dynamique cartoon prévue pour la télé, mais je retravaille les scénarios pour leur redonner de la densité, du corps, réintroduire des choses qu’on ne m’autorisait pas pour la télé, et je mets en page pour la BD. Mais je continue à bosser en équipe – et c’est une des raisons pour lesquelles Rat’s diffère complètement de mes autres albums, que je réalise en solo – comme pour le dessin animé. Vu la cadence de production qu’ils m’imposaient, qui équivalait à écrire un scénario de BD tous les 15 jours, je ne pouvais pas y arriver tout seul. Alors j’ai cherché des copains avec qui je m’entendais bien et dont j’aimais l’humour. Deux se sont associés au projet, un qui faisait de la BD puis un autre n’avait pas grand-chose à voir avec cet univers-là. Mais il était souvent pété et quand il était pété, il délirait toujours de façon visuelle. Quand il racontait des histoires, c’était comme si tu voyais bouger les personnages… il avait vraiment l’esprit pour ça ! Donc je lançais un thème – il y a le thème général, récurrent : la compétition entre rats et grenouilles pour aller s’installer quelque part, et puis le thème propre à chaque épisode, comme dans le dernier, le tome 7, où il s’agit de construire des bateaux pour traverser un lac et se rendre sur une île – et puis après, pendant deux jours, chacun dans son coin cherchait des idées de gags. Pas d’écriture d’histoire, juste des gags. A partir de là, le troisième jour, je rassemblais toutes les idées ; les plus fortes, celles, aussi, qu’on avait eues tous les trois – et qui du coup étaient des évidences – devenaient des pivots de l’histoire. Je gardais tout de même les idées moins percutantes qui devenaient généralement des petits gags d’arrière-plan, juste pour que ça bouge tout le temps. Après, j’écrivais l’histoire tout seul. S’il m’arrivait d’être en panne, je pouvais les appeler l’un ou l’autre à tout moment – c’était une règle qu’on avait instituée. Je leur soumettais mon problème – voilà, j’en suis là, ils vont faire ça, je voudrais placer tel gag, mais je sais pas comment – et grâce à leurs remarques, je redémarrais, puis je bossais jusqu’à ce que ce soit bouclé.
Comment procèdes-tu pour la réécriture de tes scénarios ?
Ptiluc : D’abord, je récupère chaque scénario tel quel, et un par un – il n’y a pas de refonte, de synthèse de plusieurs scénarios – sans les relire au préalable : plus ils sont oubliés, plus ils sont nouveaux pour moi, et cette redécouverte me stimule, me donne de nouvelles idées pour refaire les dialogues, remanier la narration, élaborer une mise en page spécifique à la BD. Si je sens qu’il y a des faiblesses, je le réécris un peu, je commence à prendre des notes, mais en gardant impérativement la trame initiale. Même pour les enchaînements de scènes : j’en écris de nouvelles, mais je ne vais jamais puiser dans les autres scénarios ; je ne veux pas y toucher. Ils sont là, ils vieillissent comme du pinard, et voilà. Ce travail de remaniement, je ne fais ça qu’en voyage. J’emmène des feuilles blanches et mon ancien scénario, puis je les redessine au stylo bille de manière déjà très précise. Mais d’instinct, comme ça, spontanément ; ça me redonne un peu le plaisir de dessiner sans recherche d’esquisse. Ensuite je passe le tout à Jean-Louis Garcia qui reprend les dessins à la table lumineuse, les décalque, apporte sa propre patte, son souci du détail. Ensuite, il me donne les planches au crayon quand je rentre de voyage. Là je fais toutes les attitudes, les expressions… Je continue à les faire moi-même, mais je lui en laisse certaines pour qu’il se rôde : à terme, le but c’est qu’il arrive à les faire exactement à ma façon. J’effectue aussi quelques corrections puis quand tout est fait, je lui repasse les planches, il termine au feutre, me les passe une dernière fois pour les ultimes corrections, et ensuite on passe le relais au coloriste. Quand les couleurs sont faites, les planches me reviennent, et je fais, là aussi , les finitions.
Tu disais qu’il y avait vingt-deux scénarios déjà écrits. Ça veut donc dire qu’il y aura vingt-deux albums de Rat’s ?
Ptiluc : En fait, il y en aura plus : quand j’ai su que le dessin animé ne se ferait pas, j’ai arrêté de bosser dessus et je me suis remis à la BD. Je ne suis donc pas allé au bout : j’aurais dû, normalement, écrire 26 épisodes. Je vais donc devoir compléter, parce qu’il faut une grandiose chute finale après tous ces épisodes ! Mais bon, j’ai le temps d’y penser : sur les 22, il y en a 7 qui sont sortis, il m’en reste donc une petite quinzaine pour voir venir…
Entre le premier tome et le septième qui vient de sortir, on sent une nette évolution dans la
structure narrative….
Ptiluc : Pour les premiers albums, j’avais encore très présentes à l’esprit les bases sur lesquelles reposaient le dessin animé : un thème récurrent – la compétition entre rats et crapauds – une dynamique cartoon, un scénario très simple, et une chronologie suffisamment vague pour que les épisodes puissent être vus dans le désordre. Les deux premiers ont été conçus comme ça. Puis à partir du troisième, j’ai essayé de donner un côté plus abouti à l’ensemble, et c’est à partir du cinquième tome que j’ai vraiment écrit des histoires qui se développent davantage. En fait, il fallait que je me détache de ce que j’avais en tête pour le dessin animé et que je fasse évoluer la série, mais sans qu’elle devienne un clone de Pacush blues. Dans l’esprit, ça reste du cartoon, du gag rapide – que j’étoffe un peu, que je politise, mais sans introduire ma petite philo, y a pas la place, c’est pas fait pour. Si tu veux du gag pur, tu lis Rat’s, si tu veux quelque chose de plus profond, de plus proche de ma pensée personnelle, tu lis Pacush blues. Ça n’empêche pas que les histoires de Rat’s se complexifient, et que les albums s’inscrivent peu à peu dans une continuité plus marquée.
Sur le plan graphique, le travail des couleurs est très élaboré : certains fonds sont réalisés à l’aquarelle, les teintes sont toutes finement dégradées et nuancées… une telle recherche esthétique n’est guère courante dans les séries d’humour trash comme Rat’s…
Ptiluc : Oui, c’est vrai, et c’est justement cette particularité qui me rend un peu atypique par rapport aux autres BD de même registre. Dans les années 70 et au début des années 80, les albums d’humour trash se caractérisaient en général par un dessin assez crade – l’héritage de Reiser.
Et moi j’aimais bien réaliser de jolis dessins… de plus, dès que je suis passé à la couleur, j’ai eu envie de faire de l’aquarelle, d’aller plus loin dans la recherche esthétique et de regarder du côté des techniques picturales. C’est ça qui est devenu ma patte : écrire des histoires assez sombres, avec un humour plutôt gore, et recourir pour le dessin à de presque jolies aquarelles – pour mon plaisir personnel de créer un univers. En tant que lecteur, j’ai été tout de suite fasciné par les premiers boulots de gens comme Bilal, ou même Derib, qui rompaient avec les habitudes de l’époque : chez eux, les arbres avaient enfin des couleurs d’automne sous des ciels plombés… Et puis dans Rat’s j’avais aussi envie de retrouver une texture propre au dessin animé, avec des arrière-plans fondus, esquissés, qui créent de la profondeur dans les cases.
La mise en couleurs est confiée à des coloristes, mais j’imagine que c’est toi qui décides de la tonalité à donner à l’ensemble ?
Ptiluc : Oui… je donne mes indications à la coloriste, qui avait aussi à disposition mes albums de Pacush blues de manière à pouvoir se référer à mon univers graphique personnel.
En matière d’arrière-plans, le tome 7 marque un virage net par rapport aux albums précédents, avec ces décors pleine page dans lesquels s’inscrivent les cases…
Ptiluc : Cette idée de mise en page vient d’abord de ce que je voulais marquer davantage encore la distinction entre Pacush et Rat’s ; il fallait que la différence soit visible dès le feuilletage. Et puis cette disposition graphique, propre aux comics, aux cartoons, s’accorde bien avec l’esprit dynamique de la série.
Tu vas conserver cette mise en page pour les futurs albums ?
Ptiluc : Oui, bien sûr ! j’y tiens, je trouve que ça fonctionne bien… et puis c’est une autre manière de faire évoluer mon boulot ! c’est une démarche esthétique plus élaborée ; déjà au stade de l’esquisse, sachant que le décor passe derrière, tu dois être beaucoup plus rigoureux. Ça demande plus d’attention, plus de temps…
A travers ces rats et ces crapauds, ce sont les pires côtés des comportements humains que tu mets en scène. Pourquoi avoir choisi la gent animale pour les aborder ?
Ptiluc : J’en sais rien ! faudrait demander à mon psychanalyste… mais bon, j’en ai pas ! mes bouquins me suffisent pour me sentir à peu près bien dans ma peau. En fait, j’ai toujours dessiné des animaux, depuis que je suis môme, et quand j’ai voulu devenir professionnel, j’ai continué dans cette veine-là. Ce sont les rats mes personnages phares, les crapauds, c’est venu plus tard. En 1978, je faisais déjà des BD de rats – elles n’ont pas été publiées, mais tout était déjà en place. Les rats font partie des animaux les plus détestés par les humains ; ils permettent de parler d’une société particulièrement dure. Pour évoquer des systèmes glauques, architotalitaires, décadents… tu as la science-fiction – c’est d’ailleurs là son intérêt essentiel, et moi je poursuis la même démarche avec mes rats. Avoir opté pour la BD animalière, c’est aussi un choix graphique : je suis beaucoup plus à l’aise pour dessiner des animaux que des humains… cela dit, j’ai aussi fait des BD avec des personnages humains, et je publie des albums de voyage – Mémoires d’un motard… 4 tomes sont déjà parus chez Albin Michel et là je travaille sur le cinquième. Ce n’est pas de la bande dessinée, c’est un vrai boulot d’écriture, et je prends un sacré plaisir à les réaliser.
Parler des hommes à travers les animaux, tu crois que ça permet plus de choses ?
Ptiluc : Je ne sais pas… ce qui est sûr, en revanche, c’est que j’ai plus de liberté avec la BD qu’avec le dessin animé ! Pacush blues est beaucoup plus gore que Rat’s, et quand les rats meurent, ils souffrent, y a du sang, de la tripe… mais quand il y a eu ce projet de série animée pour la télé, on m’a dit qu’on avait pas le droit de montrer ça, c’est interdit par le CSA. Alors j’en ai fait des gags : quand on meurt, on meurt jamais vraiment, parce que tu n’as pas le droit de faire mourir des personnages dans un dessin animé. C’est pour ça qu’ils se font écraser, exploser dans tous les sens et qu’ils se reconstruisent. Les crapauds se prêtaient bien à ça justement, c’est comme des gros ballons… Au début j’ai râlé, puis je me suis arrangé pour contourner l’interdit audiovisuel et faire des gags sur la mort sans la montrer telle quelle. Aujourd’hui, les règles sont beaucoup plus contraignantes qu’à l’époque de Tex Avery par exemple, dont les dessins animés étaient destinés au cinéma et pas à la télé. D’ailleurs quand ils sont passés aux séries pour la télé, genre Tom et Jerry, c’était déjà beaucoup plus propre sur soi. En plus, il y a maintenant une espèce de retour moral un peu insidieux qui se met en place.
Il y a d’autres animaux que les rats et les crapauds dans les albums de Rat’s. Comment décides-tu d’intégrer telle ou telle espèce ?
Ptiluc : Ça vient comme ça et puis c’est tout ! je savais qu’il fallait des personnages nouveaux tout au long de la série, qu’ils rencontrent à chaque fois des peuples différents. Dans les prochains albums, ils vont rencontrer des lapins qui ont la myxomatose, des mulots fascistes… puis une fois arrivés sur leur île ils vont se faire la guerre, bien sûr, mais aussi essayer de se mélanger, ils vont organiser des sortes de jeux olympiques entre rats et crapauds… il y aura même des hybrides fabriqués en laboratoire – des rats verts avec des pieds palmés !
Mais c’est un raccourci de l’histoire de l’humanité que tu racontes là…
Ptiluc : C’est une façon de donner mon avis sur tout ce qui se passe de manière indirecte, et c’est justement ça qui m’intéresse dans ce métier. C’est ma façon de fonctionner ; tous mes bouquins sont inspirés par ce qui se passe autour de moi, ce qui se passe dans le monde. Les gens qui ne parlent que de leur nombril, ça me gonfle. Bon, j’ai moi aussi donné dans ce créneau-là avec le tome 2 de Pacush blues, Jefferson ou le Mal de vivre, où il y a un mec qui se penche sur son petit malheur personnel. Mais je ne peux pas faire que ça. J’ai eu besoin de faire ce bouquin-là, de repli intérieur. Après, il fallait passer à autre chose. Qu’est-ce que tu crois ; c’est pour ça que je n’ai pas besoin de psy !
Rats et crapauds tiennent souvent des discours de théorie politique ou économique. Quels ont été tes livres de référence pour écrire ces passages-là ?
Ptiluc : Bof, Je n’ai pas vraiment de livres de référence ; je n’ai jamais lu Marx, moi ! ces discours sont simplement le reflet de ce que je perçois quand je regarde ce qui se passe autour de moi, ce sont mes impressions du moment. Par contre, la série La Foire aux cochons, que je publie chez Albin Michel, demande un travail de documentation beaucoup plus important. Le principe de la série, c’est que tout chef d’État devenant une ordure, à sa mort, il est puni et se réincarne en cochon. Le décor, c’est donc une vaste porcherie où se retrouvent tous les chefs d’État de toutes les époques. Ça permet notamment d’imaginer des discussions entre Mitterrand, Hitler et Napoléon, où chacun va évoquer des choses qu’il a faites. Il m’a donc fallu lire de nombreuses biographies pour qu’ils soient tous crédibles. Par contre, pour Rat’s ou Pacush blues, je ne me base que sur mes sentiments, mes impressions ; je ne vais pas voir ce qui s’écrit sur tel ou tel sujet, je préfère garder mon point de vue et le resservir comme il vient. Evidemment les livres que je lis enrichiront toujours plus ce qu’il y a dans ma tête que la télé ou les discussions de bistrot, mais ce n’est pas pour ça qu’ils auront une influence directe sur mes scénarios.
Un album de Rat’s te demande combien de temps de préparation, en moyenne ?
Ptiluc : Je ne peux pas dire puisque ça part de scénarios déjà écrits – les 22 existants l’ont été sur deux ans. Ensuite, les remaniements se font en voyage, donc ce n’est pas un travail très appliqué ni à heures fixes. Enfin, tout le boulot de correction, que je fais chez moi, va prendre environ deux mois. Mais c’est très espacé dans le temps et d’autant plus difficile à quantifier qu’à mon travail, il faut ajouter celui des autres. Quand je fais un album en solo, ça me prend entre huit mois et un an et demi – ça dépend du nombre de pages. Les cochons, par exemple, ça me demande plus d’un an de travail : déjà, ce sont de gros livres de 90 pages, et puis, je les fais tout seul.
Quel est le rythme de publication pour les Rat’s ? Un album par an ?
Oui, normalement c’est ça. Sauf les années où je publie un Pacush blues. C’est ma série fétiche, celle qui m’a fait connaître ; et mon public initial, c’est celui de Pacush. Je ne veux pas que les deux séries soient en concurrence, et donc je m’arrange pour qu’il s’écoule suffisamment de temps entre la sortie des deux albums. L’année prochaine, je vais sortir un Pacush, sans doute en avril ou en mai 2005 – j’ai déjà réalisé les deux tiers de l’album. Le prochain Rat’s sortira donc au moins six mois après le Pacush, c’est-à-dire pas dans un an, mais plutôt vers la fin 2005.

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Propos recueillis par isabelle roche le 27 avril 2004 dans les bureaux des Humanoïdes Associés. |
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