Entre Avalon et l’Atlantide : entretien avec l’artiste Ingrid Baudine

Entre Avalon et l’Atlantide : entretien avec l’artiste Ingrid Baudine

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Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?
Je n’aime pas rester allongée à ne rien faire.

Que sont devenus vos rêves d’enfant ?
Je suis toujours une enfant qui rêve.

À quoi avez-vous renoncé ?
Une vie simple.

D’où venez-vous ?
De la campagne hesbignonne, en Belgique.

Qu’avez-vous reçu en dot ?
Un capital génétique favorable.

Un petit plaisir – quotidien ou non ?
La cuisine. Le bon vin.

Qu’est-ce qui vous distingue des autres artistes ?
Un peu d’humilité s’il vous plait.

Quelle fut l’image première qui esthétiquement vous interpella ?
J’ai vécu chez mes grands-parents jusqu’à l’âge de trois ans. Ma grand-mère était royaliste. Il y avait un portrait d’Astrid de Suède dans l’entrée. Je crois que c’est cette image qui m’a marqué.

Et votre première lecture ?
Ma mère m’avait offert des livres audio « Martine ». Dont « Martine est malade ». Le passage où elle fait un cauchemar m’effrayait…

Pourquoi votre attirance vers l’animal et le végétal ?
Le fait d’avoir grandi à la campagne sans doute, avec tout ce que ça comporte comme clichés.

Quelles musiques écoutez-vous ?
J’ai des goûts assez variés, du hip-hop à la musique industrielle en passant par Michel Legrand et Donna Summer.

Quel est le livre que vous aimez relire ?
Il est parfois bon de se replonger dans le Bescherelle.

Quel film vous fait pleurer ?
Rox et Rouky. La scène où la vieille dame abandonne Rox dans la forêt, ça ne loupe pas.

Quand vous vous regardez dans un miroir qui voyez-vous ?
Une fille ordinaire, brune au yeux bleus avec des tâches de rousseurs.

A qui n’avez-vous jamais osé écrire ?
Personne. Quand j’ai envie d’écrire à quelqu’un, je lui écris.

Quel(le) ville ou lieu a pour vous valeur de mythe ?
Des endroits entourés d’eau. Avalon, l’Atlantide…

Quels sont les artistes et écrivains dont vous vous sentez le plus proche ?
J’aime le travail de nombreux artistes et écrivains, mais je ne me sens proche que de ceux avec qui je sors boire des coups.

Qu’aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire ?
Du temps de vie en plus.

Que défendez-vous ?
La singularité.

Que vous inspire la phrase de Lacan : « L’Amour c’est donner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas »?
Qu’il ne faut pas chercher à définir l’Amour, il faut le faire.

Que pensez-vous de celle de W. Allen : « La réponse est oui mais quelle était la question ? »
Parfois il faut savoir dire « non ».

Quelle question ai-je oublié de vous poser ?
« Quelle est votre plus grande ambition dans la vie? » Et j’aurais répondu : « devenir immortelle, et puis mourir ».

Entretien réalisé par jean-paul gavard-perret pour lelitteraire.com, le 26 juin 2015.

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