Du Fleuve Amour

Du Fleuve Amour

Nous sommes nés souvent par baie-vue d’un coïtus non interruptus donc d’un débordement noyant le dé à coudre. Tant de procréateurs accidentels plutôt que de courir à la banque du sperme sont victimes de leur vitalité invasive. En ascète et face au risque, ils devraient se retirer dans un désert plutôt que passer leur vie en une guinguette au bord de Seine.

Des femmes en crue sont victimes de tempêtes plus ou moins intempestives arrosées d’une logorrhée animale ou articulée. Les voici saisies d’une telle profusion, de l’excès, de la démesure et de l’épanchement au moment où leur vie sa réduit à un seul mot : parfois « Non », parfois « Oui ».

Photo : Donna Trope

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