Clint Eastwood, Cry Macho

Clint Eastwood, Cry Macho

Un désert d’ennui

Auto-contemplatif et auto-complaisant à souhait et aussi plat qu’une limande, ce film se veut un touchant documentaire sur la vieillesse et l’innocence.
C’est d’une naïveté affligeante et l’usure physique est là afin de faire pleurer Margot pour peu que cette mouche tsé-tsé ne la pique pas. Mais le road-movie s’enlise et comme il ne se passe rien on peut le voir les yeux fermés.

Nous sommes devant un film vieux et non seulement de vieux. Clint Eastwood cinéaste reste égal à lui-même. Un petit maître qui sait jouer sur tous les registres de racolages.
Il les adapte à mesure que son propre âge avance. Le héros se veut émouvant avec la beauté particulière qu’il représente encore en peau et caricature.

Classique de chez classique et recherchant la sentimentalité dégoulinante sur divers plans, ce cinéma romanesque est en-dessous d’une ligne de flottaison même en plein désert (d’ennui dans ce cas précis).
Ce n’est même plus une cérémonie funéraire mais un enterrement de première quoique l’acteur se redresse en immobile (ou presque) plasticien de lui-même.

Intérêt : zéro.
Sauf pour les fans absolus.

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jean-paul gavard-perret


Cry Macho

De  : Clint Eastwood
Par N. Richard Nash, Nick Schenk
Avec Clint Eastwood, Dwight Yoakam, Daniel V. Graulau
 Durée : 1H44mn 
Genre :  Drame, Western
Sortie : 10 novembre 2021 en salle 

Synopsis

Mike, star déchue du rodéo, se voit confier une mission a priori impossible : se rendre au Mexique pour y trouver un adolescent turbulent et l’amener jusqu’au Texas. Il lui faudra pour cela affronter la pègre mexicaine, la police et son propre passé.

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