Christophe Arleston & Stefano Vergani, Sangre – t.05 : « Rugleïs, L’Ogre »

Christophe Arleston & Stefano Vergani, Sangre – t.05 : « Rugleïs, L’Ogre »

Sangre, encore enfant, a vu sa famille assassinée par les sept membres de la compagnie des Sombres Écumeurs. Ils ont également enlevé sa mère. Dix ans plus trad, elle a les moyens de sa vengeance et traque, un à un, les meurtriers.

Dans cet épisode, Sangre arrive sur Monde rouge, pour traquer Rugleïs, L’Ogre, le quatrième sur sa liste. Cette lune inhospitalière, riche en minerais métalliques rares, est aussi le monde du jeu.
Alors qu’elle assite à une mise à mort atroce, un individu, derrière elle, fouille dans son sac. Surpris, elle oblige Lorne, comme il dit se nommer, à l’aider pour rencontrer l’Ogre. Celui-ci, très surpris, voire angoissé, suggère une solution, qu’elle accepte. Il faut se faire remarquer comme joueuse pour que Rugleïs, qui possède tout, soit prévenu. Mais c’est Sangre qui va aller de surprises en découvertes, celles-ci se révélant souvent très néfastes…

Pour cette série, prévue en huit épisodes, on suit les traques de cette jeune héroïne affectée, depuis le drame, d’un bégaiement irrépressible. Pour chaque épisode, Christophe Arleston invente un univers spécifique faisant preuve, si besoin était, de son imagination exceptionnelle. Pour ce nouveau monde, il a conçu une faune bien particulière avec les slyges, ces sortes de sauterelles. Elle se précipitent sur l’individu qui fait preuve de violence et le dévorent, ne laissant que le squelette. Mais, ces affreuses bestioles ont un rayon d’action spécifique qui permet…
Les scènes s’enchaînent sans répit, une suite de rebondissements d’une grande force. Le scénariste met en grand péril son héroïne en lui donnant, cependant, les moyens de survivre. Le tout est ponctué de coups de théâtre remarquablement amenés et d’une belle inventivité.

Stefano Vergani réalise un dessin aux traits légers et élégants, assurant une belle tenue à ses personnages principaux comme à l’ensemble de la galerie qui anime l’histoire. Il rend attractifs les différentes actions, combats et autres affrontements qui cadencent le récit. Il exécute des décors ingénieux, les présente de façon intéressante avec des angles de vue travaillés.
La mise en couleurs de Hugo Poupelin est lumineuse et enchante le regard.

Un nouvel épisode toujours aussi réussi avec cette héroïne qui semble fragile mais possède de remarquables ressources et une mise en images de bien belle facture.

Christophe Arleston (scénario), Stefano Vergani (dessins) & Hugo Poupelin (couleurs), Sangre – t.05 : « Rugleïs, L’Ogre », Éditions Soleil, coll. Fantastique, mars 2026, 60 p. – 16,50 €.

Laisser un commentaire