Christian Godard, Julio Ribéra, Le Vagabond des Limbes, L’intégrale, Tome 7 : « Bonjour, la folie »

Christian Godard, Julio Ribéra, Le Vagabond des Limbes, L’intégrale, Tome 7 : « Bonjour, la folie »

Les limbes qui menaçaient le Vagabond étaient ceux de l’oubli, auquel il retourne.

Les limbes de l’oubli ?

À la question posée par le tome 6 de l’ Intégrale du Vagabond des Limbes : « Où es-tu, Korian ? », ce septième volume de la vaste série répond : « Bonjour, la folie ». De fait, c’est une réponse abrupte et sans doute les aficionados de la saga seront-ils un brin surpris par le ton très décalé des trois aventures ici présentées : « Un tramway nommé délire » , « Un certain M. Ko », « La Décharge » et parues dans les années 90. Le temps faste du Vagabond des Limbes, marqué par les seventies qui l’ont consacré, n’est plus et il semble que les auteurs, à court d’inspiration, aient du mal à se renouveler, ce qui explique en partie qu’ils soient amenés à puiser dans la structure spéculaire du scénariste enthousiaste (au sens propre) se mettant en scène aux côtés de son personnage, le tout dans une trilogie qui ne convainc guère – exception faite du récit qui ouvre ce tome 7, « Un tramway nommé délire ».

En effet avant qu’ »Un certain M. Ko » ne scelle le desitn de Munshine, enfin rendu à lui-même – et à Musky -, face à la tombe de son père Korian, révélation après laquelle il courait depuis le debut de son épopée, Christian Godard nous propose en ultime clin d’oeil et en chant du cygne de son héros un album qui condense tous les ingrédients ayant contribué au succès du Vagabond des Limbes. Tandis que Musky n’aspire qu’à faire un pique-nique en tête-à-tête avec le séduisant Axle, les deux protagonistes se retrouvent sur la curieuse planète de Phyloland, utopie négative qui va permettre au scénariste et au dessinateur de condamner, une fois n’est pas coutume, la soumission de l’Homme aux diktats qui l’emprisonnent.
Planète peuplée de lapins anthropomorphisés, Phyloland est donc régie par le Phyl, réseau câblé auquel est relié chaque individu (grâce à l’antenne sur son crâne qu’il reçoit lors de son baptême obligatoire) et qui lui indique pour chaque situation ce qu’il doit faire, en lui évitant ainsi d’avoir à penser. Divisée en secteurs arithmétiques et géométriques très précis, la vie est ici toujours codifiée et préprogrammée, elle ne rend possible aucune initiative ou liberté personnelles – sauf chez un groupuscule de lapins résistants car « débranchés » du réseau du grand Phyl en vertu d’un ingénieux système d’accumulateurs favorisant leur autonomie – physique d’abord, psychique ensuite.
Une manière comme une autre de se soustraire au Générateur de Bonnes Paroles (G.P.B) qui endort littéralement chaque jour les sujets de Phyloland entrant en prière (Inch Phyllah !) à des heures programmées.

Axle et Musky ne pourront bien entendu être insensibles au combat des résistants rêvant de sauver les phylomanes du pouvoir despotique de celui qui abrutit les individus à coups de « consigns » absurdes : le grand GBP aspirant à convertir Axle au charme du Phyl afin de l’étendre à la constellation entière…
On s’amuse beaucoup des muliples jeux de mots et mises en abyme de Godard, on frissonne plus d’une fois devant la description de cette société qui aliène ses membres : tout y passe et c’est sans doute ici l’un des derniers « limbes » qui se déchirent devant Munshine rencontrant son propre créateur, son géniteur de papier avant son père génétique putatif. L’on pressent aussi, une fois passé ce « délire », qu’une belle aventure est en train de se clôturer, Munshine et Musky, Godard et Ribera, étant en quelque sorte rattrappés par leur temps respectif.

Mister Go(dard) le cède à l’album suivant à monsieur Ko, lequel va mettre K.O le grand conciliateur en le ramenant à son sort de papier bédéique : « Toi qui rêvais tout le temps de Chimeer, tu n’es qu’un rêve rêvé par un autre homme, toi Axle Munshine tu n’existes que dans l’imaginaire de tes lecteurs », tel résonne le message de l’auteur à son porte-parole. Et ce n’est pas une créature bimboesque à demi-nue qui se promène ici et là entre les cases en interrogeant le scénariste qui changera quelque chose à l’affaire.
Le lecteur referme ce tome 7 le cœur gros, un peu triste : il vient de perdre un bon ami, un compagnon d’enfance qui a grandi trop vite, telle la princesse des Éternautes qui chemine à ses côtés depuis des lustres galactiques.
Les limbes qui menaçaient le Vagabond étaient ceux de l’oubli, auquel il retourne.

frederic grolleau

   
 

Christian Godard, Julio Ribéra, Le Vagabond des Limbes, L’intégrale, Tome 7 : « Bonjour, la folie » Dargaud, juillet 2005, 152 p. – 15,00 €.

7 réflexions sur « Christian Godard, Julio Ribéra, Le Vagabond des Limbes, L’intégrale, Tome 7 : « Bonjour, la folie » »

  1. Bravo pour le vagabond des limbes)))

    je suis un vagabond du Québec
    J’ai une oeuvre littéraire sur internet
    que personne n’a jamais lue
    http://www.reveursequitables.com
    cahier de presse
    monsieur 2.7K
    Document Créé par Pierre Rochette
    monsieur 2.7k
    (www.reveursequitables.com
    presse)
    Voici l’histoire de Monsieur K… , prisonnier numérique K…ui s’évade d’Internet après avoir
    franchi 1000 pages dématérialisées de débrits de bitts… Son rêve, marcher la fraîcheur
    existentielle de la beauté du monde sans le boulet de l’information enchaîné à l’un de ses pieds,
    enfin libéré de 1000 pages de placenta ayant permis l’accouchement d’un vagabond céleste.
    MONSIEUR
    2.7K

    j’en profite pour vous présenter
    un grand rêveur québécois
    qui a fait un spectacle sur mon histoire
    de vagabond…

    SIMON GAUTHIER
    CONTEUR INTERNATIONAL
    ET SON NOUVEAU SPECTACLE
    PRESENTÉ EN IERE À TADOUSSAC
    ET QUI SERA PRÉSENTÉ AU QUÉBEC
    ET EN EUROPE
    ET SURTOUT EN AMERIQUE FRANÇAISE
    EN 2012-2013
    EN VOICI LA CRITIQUE

    DÉDÉTORIAL
    LE VAGABOND CELESTE DE SIMON GAUTHIER
    Bien fatigué, j’y suis allé avec la peur de m’endormir.
    Finalement je voulais que ce récit ne puisse finir afin de ne pouvoir partir pour continuer mes rêves.
    Quelle prestation! C’est l’histoire inspirée d’un personnage qui est passé par Tadoussac et que plusieurs ont eu la chance de côtoyer. Dans un premier temps il a séjourné trois semaines
    à l’eau Berge puis il est revenu pour repartir sur la route de ses rêves. C’était un petit «grand homme» à chapeau, barbe blanche et guitare en bandoulière qui composait des chansons sur les gens rêveurs essayant de réaliser leurs rêves. Plusieurs
    personnages de Tadoussac ont noirci son cahier.
    Son Histoire remonte à plusieurs années alors qu’il était bien
    installé dans le nord de Mtl plus précisément à Val David. Là-bas, il avait tout pour être heureux, maison, femme, famille
    et argent…
    Un matin il s’est levé pour annoncer autour de lui qu’il laissait tout et partait sans le sous, vivre ses rêves. On a cru à un coup de déprime, on a tenté de le retenir mais devant ses arguments on a fini par le comprendre et lui souhaiter bonne chance dans son rêve. Pendant 5 ans il a fait les quatre coins
    du Québec sans rien demander à personne. Les hasards de la vie le guidaient au quotidien. Il attendait qu’on lui offre une «raye» pour avancer, sinon il marchait inlassablement.
    Jamais il a demandé à manger ou coucher, c’était quand on l’invitait!
    Simon Gauthier l’a rencontré par le biais de Richard Fontaine qui lui aussi à sa façon, vagabondait ici et là avec ses pinceaux comme compagnons de route.
    Depuis, selon Simon ce «Vagabond Céleste» a balancé sa guitare à la rue pour s’installer dans une petite chambre dénudée près de l’Oratoire St Joseph, et il parcours les bibliothèques. A date il a à son actif une maîtrise et plusieurs
    doctorats en poche sur le rêve.
    Son nom est Pierrot (mais lequel?) Un monument existe encore en son honneur, rue St-Paul dans le bas le la ville de Mtl.
    Fondateur des Deux Pierrots dans le vieux, cette
    boite mythique des plus fréquentée encore, est le seul endroit qui ait survécu aux Boites à Chansons qui nous ont donné nos grands: Claude Léveillé, Vigneault, René Claude, Claude Gauthier, Raymond Lévesque, etc
    Si Pierrot en quittant, gloire, succès et argent pour vivre ses rêves est un message d’espoir, un baume sur le mal de vivre qui nous guette, Simon Gauthier par son spectacle nous a fait découvrir quelqu’un de chez nous porteur de bonheur. Simon offre à quiconque veut découvrir plus intimement
    ce personnage, de venir dans vos maisons, vos salons, vos verrières vous présenter cet être lumineux.Est-ce le présage que notre conteur national se prépare à parcourir les routes du monde avec dans son pack sac?
    Pierrot le Vagabond Céleste disposé à vous faire du bien à l’âme et vous brasser les idées?
    Pierrot LE VAGABOND CÉLESTE SIMON GAUTHIER

    chers lecteurs et lectrices de ce blogue
    je vous invite personnellement
    à une représentation à Montréal
    de ce spectacle international
    en espérant parler avec vous
    de ce Québec coeur de l’amérique francophone
    qui me semble redéfinir la nation québécoise
    en tant que nation civique ouverte sur sa vocation
    française en amérique.

    http://www.demers.qc.ca
    chansons de pierrot
    l’ile de l’éternité de l?instant présent
    http://www.reveursequitables.com
    http://www.enracontantpierrot.blogspot.com

    Dans le cadre de l’évènement LES ARTS DU RÉCIT mardi
    2 avril , 20 h 00 le 19 mars 2013
    Maison de la culture de Côte-des-Neiges Présenté dans le cadre de la série Les arts du récit
    Pierrot rêve de tout changer; il troque sa maison contre une paire de bottes, pour aller plus loin dans sa vie ! Depuis, il parcourt le Québec. Le rencontrer, c’est recevoir un grand souffle de poésie qui nous étreint, comme des bras chauds venus nous réconforter durant une nuit d’hiver sans abri ! Un récit émouvant, porteur d’avenir.
    Pierrot vagabond .. 20 décembre 2012

  2. DE MONTREAL A TORONTO
    SALUT Michel Labrosse,

    toi qui a partage mon intense cheminement spirituel du mois d’octobre au 31 decembre 2008 comme gardien de nuit dans l’ancien college Dawson au centre ville de Montreal, tu dois bien te demander comment ca se fait que je suis a Toronto. Tu te rappelles, je te disais souvent: J’ai demande a l’univers un cadeau de Noel pour le 25 decembre 2008: que je puisse gater un itinerant de facon significative que l’univers m’enverrait.. le soir de Noel

    le 12 decembre 2008, Genevieve et Veronique, les deux jeunes cineastes qui suivent mon vagabondage a travers le Canada durant un an dans un documentaire d’une heure dont le titre sera les 4 saisons de Pierrot, sont venues tourner pour mes 60 ans…. cher Michel, comme tu es genereux et au service des autres. Un homme d’une telle bonte, c’est rare… comme tu fus present en novembre 2008 quand on a tourne des scenes au restaurant chez Annick au lac a Beauce pres de La Tuque en mauricie…. que Dieu benisse ton infinie bonte…..

    Toi qui dans un hopital a pris soin d’une inconnue dans une civiere (Antoinette) en allant par la suite la voir une fois par semaine pour l’encourage… un remarquable homme d’equanimite dont j’ai vu jour apres jour la puissante compassion pour les plus demunis…

    Puis arrive… le 24 dec 2008

    Le 24 decembre au soir, tu m’as genereusement accompagne avec ton camion a Rawdon pour que je puisse faire le pere Noel pour les 3 enfants de la famille unschooling d’Eric et Nancy, deux de mes reveurs celestes dont je prends soin a titre de grand-pere de la beaute du monde…

    Ce fut une merveilleuse soiree… Nous avons beaucoup ri… t’as meme mis un foulard rouge sur la tete pour faire la fee des etoiles.. Pour nous remercier, Nancy m’avait prepare une serie de soupes faites a la maison, avec de la saucisse… et bien d’autres gateries:))))

    Alors imagine la surprise quand le 25 decembre au soir, Martin, le remarquable nomade agent de presse impresario est arrive par surprise dans mon 2 et demie de vagabond du college Dawson avec un itinerant, Pierre, epuise d’avoir dormi dehors, affame… wowwwww… exactement ce que j’avais demande a l’univers et Martin n’etait meme pas au courant de ma demande… wow-t=g3 encore une fois…. ca fonctionne… (formule sur laquelle Gerard cadieux, Suzanne Fortin et moi-meme avons travaille durant 2 ans et demie dans une librairie alternative a Victoriaville)

    wowwwwwww….. On te l’as tu gate toute la gagne… notre Pierre epuise de la rue:))))

    On se couche… Martin, toi moi l’itinerant Pierre, a terre, sur des chaises, dans une joie de vivre de fraicheur existentielle fascinante…. en pleine nuit au plus profond de mon sommeil, une voix que je reocnnais chaque fois depuis mon enfance… je l’appellerais la voix de L’AMOUR PRESENCE… Elle me demande de tout donner mon linge d’hiver a Pierre l’itinerant, mon sac a dos, mon sac de couchage, de l’habiller des pieds a la tete… que je serais dans la rue moi-meme dans quelques jours, de lui faire confiance… meme si je dois partir presque tout nu:)))))

    Tu te rappelles au reveil le lendemain matin, on a jete aux poubelles le linge de Pierre l’itinerant… et on a equipe notre homme des pieds a la tete… je lui ai chante la chanson des allumettes en lui disant que la rue c’etait une universite et que beni par l’univers, dorenavant il ne serait plus un chochard, un itinerant, mais un vagabond celeste et que je prierais pour lui… jusqu’a ma mort

    Le 31 decembre, soudain la voix me dit… c’est le temps de partir maintenant… il est 2 h pm je crois… je quitte immediatement avec mon baton de pelerin et ma guitare, rien d’autre…. je laisse un mot a Michel Woodard en disant que je me dirige probablement vers le Yukon…

    vers minuit, le 31 decembre, dans une rue perdue plus loin que Dorval, une auto arrete… un jeune homme veut des explications sur la bible…il me reconduit a Vallyfield. J’aurais pu aller dormir chez Michel Woodard a Grandes Iles, mais la voix me demande de ne pas tricher, de tut abandonner, que je suis en parfaite securite..

    Deux hommes m’embarquent et me reconduisent dans une ere de service sur l’autoroute menant a Toronto… je dors dans une toilette publique… Le lendemain un policier me ramene sur une route secondaire… On est le ier de l’an… dans le bois, sur une route de nulle part, une petite eglise protestante…j’entre, je demande de l’eau… on m’amene chez Tim Horton, on me donne $25.00

    Puis je dors ci et la dans des Tim Horton en composant des chansons… et le vendredi… un camionneur me ramasse sans que je fasse de pouce et m’amene directement a Toronto… il me laisse sur l’autoroute… impossible de traverser tellement le trafic est dense… la voix me dit… je vais te fendre le traffic en deux

    Effectivement, durant pres d’une minute aucune auto… je traverse… deux policiers me ramassent.. je leur demande de me reconduire a une eglise… ils me disent que toutes les eglises sont fermees a cette heure la, surotut un vendredi… ils me reconduisent a une eglise perdue de banlieu, St-Thimothee je crois….

    miracle… elle est ouverte, un vendredi par mois elle est ouverte toute la nuit pour l’adoration avec repas inclu quand les gens me voient arriver encadres de deux policiers, ils disent… c’est un miracle… on me nourrit, on me donne des sous…
    sans que je demande rien… vers 5 heures du matin je tombe endormi sur le plancher de l’Eglise en arriere, on me laisse la, je me reveille a la fin de la messe vers 11 heures le lendemain matin… Je sors, un pretre court apres moi sur la rue pour me donner $20.00

    la voix me dit que j’ai du bien a faire a Toronto, qu’il y a des gens qui doivent me rencontrer… j’aboutis dans une chapelle ou on pratique l’adoration nuit et jour, j’y passe une semaine, on me nourrit… puis j’aboutis dans un shelter de l’armee du salut… j’y suis depuis un mois en inspirant ceux qui souffrent de dependance severe par mon vagabondage spirituel sans proselytisme, je repete mes chansons au Eaton center… Je prends soin de deux jeunes francophones remarquables en etant simplement prsent et apaisant… comme j’apaise mes 3 chambreurs par le respect et la delicatesse d’etre.

    on est le 11 fevrier 2008

    Drole a dire,,, il suffit que je sois en dehors du Quebec pour relaiser l’importance de notre culture au Quebec et que je sois au Quebec pour d’une facon ambivalente realiser aussi l’importance de ne pas se fermer a la difference…. j’ai fais des contacts pour chanter ici a Toronto devant des auditoires francophones… avec ma guitare comme Felix Leclerc… le fait que Jacques Proulx de radio-Canada Sept-iles m’ait envoye des extraits de l’emission radio que j’ai fait a Sept iles m’aide et surtout l’implication profondement amicale de Claude Demers avec son blog…

    j’attends que la synchrocincite de la beaute du monde me fasse signal de repartir dans la direction qu’elle m’indiquera… Libre et heureux… vagabond celeste plus que jamais

    ton ami
    Pierrot

    j’aimerais bien aller vers les chutes Niagara:))))) Mais bon…. voyons la suite….

    Pierrot
    vagabond celeste

  3. ICI
    PIERROT
    http://WWW.REVEURSEQUITABLES.COM

    wowwwwww
    quel être remarquable que Pierre Rhabi
    paysan philosophe
    il dit ce qu’il fait et il fait ce qu’il dit

    permettez-moi d’offrir à cet auteur
    une de mes chansons
    une vraie histoire vécue
    sur ma route de vagabond céleste
    qui traite aussi des relations humaines
    allumer le rêve d’une fascinante énigme
    qu’est l’autre.

    SUFFIT D’UNE ALLUMETTE

    COUPLET1

    ma liberté
    une nuit un orage
    un jeune pouceux
    que j’ai connu s’a route

    à 25 ans
    y a perdu son courage

    j’ai 58
    c’est pas grave un naufrage

    l’un comme l’autre
    pas de sac de couchage
    rien à manger
    une chance ma gourde est pleine

    le jeune a mal aux pieds
    j’le vois dans son visage
    y va pleuvoir
    y a d’la glace dans ses veines

    REFRAIN

    que je lui dis
    suffit d’une allumette
    pour enflammer ta vie

    rêve d’une conquête
    d’un grand feu sous ta pluie
    d’un grand feu sous ta pluie

    COUPET 2

    ma liberté
    une nuit un orage
    j’ai dit au jeune
    va dormir en d’ssous d’l’arbre

    m’a prendre soin d’toé
    m’a m’occuper du feu
    mets mon manteau
    tu vas t’sentir au chaud

    une chance qu’on est
    en d’ssous d’un sapinage
    je casse des branches
    chu mouillé d’bord en bord

    la run est toffe
    pendant que le jeune dort
    je pris pour qu’il
    retrouve son courage

    COUPLET 3

    ma liberté
    une nuit un orage
    au p’tit matin
    chu complètement crevé

    y mouille encore
    mon feu est presque mort
    le jeune se lève
    y est comme énergisé

    y fonce dans l’bois
    y casse des gros branchages
    y est en pleine forme
    son feu m’monte au visage

    sèche mon linge
    lui son manque de courage
    y m’sert la main
    et reprend son voyage

    REFRAIN FINAL

    c’est lui qui m’dit
    suffit d’une allumette
    pour enflammer ma vie

    j’te jure
    que j’rêverai de ma conquête
    d’un grand feu sous ma pluie
    et le vieux
    je te remercie

    Pierrot
    vagabond celeste

    Pierrot est le co-auteur du site web http://www.reveursequitables.com Il fut cofondateur de la boîte à chanson Aux deux Pierrots. Il fut aussi l’un des tous premiers chansonniers du Saint-Vincent, dans le Vieux-Montréal. Pierrot Rochette, poète, chansonnier et compositeur, est présentement sur la route, quelque part avec sa guitare, entre ici et ailleurs…vagabond céleste en quête d’une vie privée oeuvre d’art pour que surgisse partout sur la planète des pays oeuvre d’art.

    QU’EST-CE QU’UN RÊVEUR EQUITABLE?

    Toute personne qui prend la décision d’allumer le rêve d’une autre personne sans intérêt personnel caché, faisant de sa vie une vie privée oeuvre d’art au service d’un futur pays oeuvre d’art.

    http://www.reveursequitables.com
    http://www.enracontantpierrot.blogspot.com
    http://www.demers.qc.ca
    chansons de pierrot
    paroles et musique

  4. Pierrot,
    vagabond céleste

    Pierrot est l’auteur de l’Île de l’éternité de l’instant présent et des Chansons de Pierrot. Il fut cofondateur de la boîte à chanson Aux deux Pierrots. Il fut aussi l’un des tous premiers chansonniers du Saint-Vincent, dans le Vieux-Montréal. Pierre Rochette, poète, chansonnier et compositeur, est présentement sur la route, quelque part avec sa guitare, entre ici et ailleurs…

    Pierrot
    vagabond céleste
    http://www.reveursequitables.com
    http://www.enracontantpierrot.blogspot.com
    sur google, Simon Gauthier conteur, video vagabond celeste

    MARDI
    5 FÉVRIER 2013
    21HEURES, QUEBEC CANADA
    Le Gambrinus, 3160 boul. des Forges, Trois-Rivières ; 918-691-3371. Le vagabond céleste accompagné du musicien Benoit Rolland.
    http://www.simongauthier.com

    MERCREDI
    27 février 2013, 20 h.
    LE VAGABOND CELESTE
    À LA MAISON FOLIE MOULIN
    49 RUE D’ARRAS
    LILLE, FRANCE
    DANS LE CADRE DU FESTIVAL
    L’IVRESSE DES MOTS

    LE VAGABOND CÉLESTE – SIMON GAUTHIER
    Pierrot rêve de tout changer; il troque sa maison contre une paire de bottes, pour aller plus loin dans sa vie ! Depuis, il parcourt le Québec. Le rencontrer, c’est recevoir un grand souffle de poésie qui nous étreint, comme des bras chauds venus nous réconforter durant une nuit d’hiver sans abri ! Un récit émouvant, porteur d’avenir.

    http://www.simongauthier.com
    http://www.demers.qc.ca.centerblog.net

    pierre+rochette le 02/02/2013
    MARDI
    2 AVRIL 2013, 20H
    LE VAGABOND CELESTE
    MAISON DE LA CULTURE COTE DES NEIGES
    MONTREAL, CANADA
    5290 CHEMIN COTE DES NEIGES
    MONTREAL

    DIMANCHE
    28 avril 2013, 20h
    LE VAGABOND CELESTE
    DANS LE CADRE DES DIMANCHES DU CONTE
    CABARET DU ROY
    363 RUE DE LA COMMUNE EST
    VIEUX-MONTREAL

    p.s.
    pour voir la video réclame
    sur google,
    Simon Gauthier conteur, video vagabond celeste

    http://www.demers.qc.ca.centerblog.net

  5. pierre rochette, vagabond celeste, pierrot la lune, reveur equitable
    roman
    http://www.reveursequitables.com
    presse
    monsieur 2.7K

    MONSIEUR 2.7K

    Voici l’histoire de Monsieur K… , prisonnier numérique K…ui s’évade d’Internet après avoir
    franchi 1000 pages dématérialisées de débrits de bitts… Son rêve, marcher la fraîcheur
    existentielle de la beauté du monde sans le boulet de l’information enchaîné à l’un de ses pieds,
    enfin libéré de 1000 pages de placenta ayant permis l’accouchement d’un vagabond céleste.
    MONSIEUR
    2.7K
    CERVEAU THÉÂTRE
    Déjeunercauserie
    avec
    L’AUTEURCONTEUR
    CHER MONSIEUR…
    Votre manière d’écrire est si déroutante »K »…u’on n’arrive pas à la classer. En ce »K »…ui
    me concerne, j’avoue être incapable d’imaginer »K »…uels lecteurs pourraient lire ce récit d’un
    bout à l’autre.
    CHER EDITEUR…
    N’est pas Francisco de Robles qui veut. Ce ne sera pas la première fois, dans l’histoire de
    l’art, »K »…u’un éditeur se rend immortel grâce à son incompétence littéraire. Je vous rendrai donc
    immortel, comme le fit Proust pour Gide et même un peu plus. Pardonnez ma générosité…. Mon
    cerveauthéâtre
    de 1000 pages »K »…ommencera »donc » et se terminera »donc » par votre lettre.
    »Il n’est de vraie littérature »K »…ue produite non par des fonctionnaires bien pensants et zélés,
    mais par des fous, des ermites, des hérétiques, des rêveurs des rebelles et des sceptiques »…
    Zamzatin…vous connaissez cet écrivain monsieur l’éditeur?J)))))))) ***(paquet de bits)…***
    Pierrotlalune
    J))) directeur artistique des mots

    —–

    Pierre Rochette, vagabond celeste, reveur equitable, ermite des routes
    extrait du roman monsieur 2.7K
    http://www.reveursequitables.com
    presse
    monsieur 2.7k

    LES SEMEURS DE FOLIES
    Il y avait trois semeurs de folies dans notre ville : Un gardien de parc, un gardien de
    sécurité et un gardien de la foi. Grâce à chacun d’eux, il arrivait des choses incroyables  »K »…ue
    personne n’aurait osé raconter, surtout pas dans un roman. Non seulement la population les
    respectait, mais elle avait appris à les aimer parce  »K »…u’ils leur redonnaient un  »K »…oeur
    d’enfant. Et le simple fait de rêver de nouveau à devenir grand retardait à l’infini l’apparition de
    l’idée  »K »…u’on n’aurait peutêtre
    pas le choix de mourir un jour.
    Le frère de Madame Riendeau dormait toutes les nuits de l’été sur un banc de parc. Toute
    la journée, il obligeait les gens à garder silence pour ne pas faire fuir les oiseaux. Et la nuit, il
    s’entourait de milliers de miettes de pain pour les faire répéter afin que leurs chants
    s’harmonisent selon la musique qu’il avait composée pour eux. Au lieu de leur parler, il sifflait
    ‘K »…omme chacun d’eux. Des jeunes gens,  »K »…u’il avait jadis obligés à se taire, se mirent à
    siffler comme lui. Et l’un d’entre eux, grâce à lui, remporta un jour un championnat à titre de
    meilleur imitateur de chants d’oiseaux.
    Le frère de Madame Lavigne, lui, passait ses journées à attendre le train pour l’arrêter
    dans sa  »K »…ourse. Il se plaçait simplement devant, sans bouger d’un pouce, la main levée. Et le
     »K »…onducteur affolé réussissait à freiner son engin, s’immobilisant parfois à quelques pieds
    seulement de l’immobile intrus. Alors celuici,
    sans s’occuper des insultes de  »K »…ui que ce soit,
    faisait signe aux enfants de traverser puisqu’il n’y avait aucun danger. La police avait beau le
    surveiller, l’arrêter, le reconduire, il revenait de nuit pour être certain d’être à son poste au lever
    du jour. Il balayait la voie et huilait les rails, tentant d’enlever à  »K »…oups de marteau les
    imperfections  »K »…ui auraient pu causer un déraillement dangereux pour la  »K »…ommunauté.
    Lorsque la gare passa au feu à l’autre bout de la ville, on jugea bon de la déplacer dans un endroit
    plus achalandé. On la reconstruisit juste là où il exerçait son métier… Ce  »K »…ui permit au frère
    de Madame Lavigne de prendre sa retraite puisqu’il avait enfin réalisé le rêve de sa vie, devenir
    chef de gare.
    Je ne savais pas  »K »…ue mon oncle Hannibal était le troisième. Je l’appris tout à fait par
    hasard. Je sais aujourd’hui  »K »…ue le gardien de parc et le gardien de sécurité le tenaient depuis
    longtemps en très haute estime parce que c’est en passant du temps avec eux à les regarder vivre
    poétiquement  »K »…u’il lui prit l’idée de devenir aussi semeur de folies, soit gardien dans un
    domaine où il pourrait innover tout en les imitant, c’estàdire,
    gardien de la foi. Parce  »K »…ue
    les avancements de  »K »…arrière étaient rares pour les laïcs dans la religion de Monsieur le
     »K »K »K »…uré, il en rejoignit une toute nouvelle qui venait juste de planter pignon sur rue. Et
     »K »…omme il savait que je pratiquais du bout des doigts, il vint me recruter  »K »…omme fidèle
    de façon à ce que je puisse voter pour lui à ses élections.
    Je n’étais pas le genre à fréquenter mon oncle,  »K »…ar j’avais peur de passer pour snob,
    ayant la mauvaise habitude de pousser trop loin mon rapport célébral à l’autre, avec pour
     »K »…onséquence de rendre cet autre trop  »K »…onscient de ses limites et ainsi le faire souffrir
    inutilement.
    Mon oncle, vous vous présentez à quel titre,
    Si ce n’est pas trop indiscret de vous le demander ?
    411
    Pape.
    Je dois avouer  »K »…ue le choc fut immensément grand. Non pas que j’aie quelque chose
     »K »K »K » »…ontre la papauté mais j’en avais acquis une  »K »…onnaissance historique suffisante
    pour réaliser qu’il avait de bonnes chances de devenir le seul pape provoquant un rire au niveau
    international. Et  »K »…omme j’aimais mon oncle, je ne savais pas trop  »K »…omment lui dire,
    tout au plus lui conseiller, de rester discret, le temps qu’il  »K »…onsolide sa réputation par un
    usage modéré du poste, la  »K »…ompétition à ce niveau étant d’autant plus cruelle qu’on tardait
     »K »…ruellement à mourir pour donner une chance au remplaçant.
     »K »…ombien de fidèles comporte votre nouvelle église ?
    Soixanteseize.
    Et  »K »…ui se présente contre vous ?
    Le frère de Monsieur le Maire et mon fils.
    Mon oncle, je ne veux pas vous décourager
    Mais dans toute l’histoire de la chrétienté.
    Un pape n’a jamais gagné  »K »…ontre son fils.
    Moi je vais gagner parce que Dieu me l’a révélé.
    Ohhh… J’avais maintenant un oncle infaillible dans la famille. Une des lois de
    l’intellectuel, s’il veut survivre en société, est d’abaisser son niveau de langage s’il ne veut pas
    être rejeté.
    Mon oncle, depuis le début de l’humanité
    Au niveau mathématique et statistique,
    Lorsqu’on divise le vote,  »K »…ontre un adversaire
    Il passe, et vous perdez automatiquement
    Dieu vous a dit cela aussi ?
    Oh ! J’avais raté mon  »K »…oup. Le plafond de son cerveau s’était arrêté au deuxième
    étage de sa  »K »…onscience humaine et je marchais sur le plancher du troisième martelant
    directement le dessus de sa tête papale si fragile parce  »K »…ue non encore couronnée. Ce
     »K »…ui fit, à la fois, sortir la fumée par les oreilles et l’orgueil par ses yeux. Je jugeai  »K »…u’il
    me fallait absolument réparer par une  »K »…onsolation d’usage si je ne voulais pas être traitée de
    snob.
    Au moins,  »K »…ontrairement aux papes de la  »K »…hrétienté
    Vous avez une épouse dont la variable en tant ‘K »…ue présence
    Peut faire la différence et provoquer la faillibilité des statistiques.
    Elle m’a dit qu’elle voterait pour son garçon.
    412
    Je le sentis descendre au plus profond des  »K »…aves du Vatican. Et je compris
    l’importance de sa mission. Il faisait appel au sang pour ne pas être dévoré par le sien propre. Et
     »K »…omme je ne voulais pas m’insérer dans une chicane de famille, je lui promis plutôt de tenter
    de  »K »…onvaincre son fils de ne pas humilier publiquement son père, qui risquerait bien de le
    devenir assez tôt si par malheur il poursuivait dans son inconscience de se faire élire.
    Les élections eurent finalement lieu. Mon oncle et son fils perdirent tel que prédit. Le
    frère du maire héritant d’un poste plus prestigieux  »K »…ue celui de son aîné. Je n’en revins pas
    de la puissance de la logique à prévoir l’imprévisible dans la vie… Mais les élections du maire
    arrivèrent à leur tour. Son frère pape étant en difficultés financières, le magistrat réussit à
    l’acheter pour ne pas  »K »…ue les folies spirituelles de l’inconscient lui portent ombrage, juste au
    moment où mon cousin dans une  »K »…olère imprévue quitta en même temps le groupe, laissant
    le champ libre à mon oncle  »K »…ui fut finalement élu à l’unanimité. Dieu avait encore une fois
    réussi à gagner sur le librearbitre
    de l’homme.
     »K »…uand mon oncle vint me taquiner gentiment de sa nouvelle prestance, je fus
    tellement  »K »…ontente d’avoir perdu  »K »…ar cela m’aurait chagrinée de perdre un parent.
    Mon oncle était de la race des gens simples mais heureux. Chaque soir, pendant  »K »…ue
    ma tante faisant son  »K »…assetête
    sur la table de cuisine, après avoir compté le nombre de ses
    patates d’angoisse parce  »K »…ue mon oncle considérait que de travailler en soi était un loisir, à
    un point tel que lorsqu’il recevait un compte marqué « dernier avis » il le déchirait en disant :
    « fantastique, ils ne réécriront plus », ce qui enchaînait ma tante à son cassetête
    et libérait mon
    oncle de la réalité.
    Il se rendait alors au salon où trônait un  »K »…ocotier avec un singe en plastique perché
    dedans et une  »K »…arte géographique sur une petite table. Il fermait les yeux, mettait un doigt au
    hasard sur la  »K »…arte : « Australie, on part en voyage dans ce boutlà
    ce soir ». Il s’en allait sur
    la galerie, se berçait en refermant les yeux et faisait le tour des villes de ce pays sans  »K »…ue
    cela ne lui  »K »…oûte un sou, en profitant en même temps pour vérifier s’il ne s’y trouverait pas
    de futurs fidèles afin d’ouvrir des missions dans le monde par la seule puissance de son
    imaginaire.
    Juste à le regarder vivre, il me semblait  »K »…ue je ratais ma vie pendant que lui
    n’arrivait jamais à échouer la sienne. Un soir que ma porte arrière n’était pas verrouillée, il entra
    comme ça, sur une intuition. Je pleurais d’épuisement, je crois, juste parce  »K »…ue j’avais oublié
    de payer un  »K »…ompte et qu’il y était inscrit : « dernier avis »
    Ça veut seulement dire
     »K »…u’ils n’écriront plus, mon enfant, fitil
    T’as même pas besoin de leur répondre
    Viens, on va aller prendre une marche.
    Pour me distraire un peu, il me raconta une anecdote du « mon oncle d’avant »  »K »…ue
    Dieu ne fasse appel à lui. C’est ainsi que j’appris qu’il avait commencé sa carrière de semeur de
    folies sur scène en jouant du piano dans l’orchestre de mon père. Il avait tellement peur  »K »…ue
    413
    les gens restés assis s’ennuient, d’un morceau sentimental à l’autre, qu’il avait pris l’habitude,
    pour les faire rire, de se  »K »…rochir les yeux, jusqu’à ce que, un jour, l’un des deux refuse
    systématiquement de réintégrer sa position initiale sur une feuille de musique. Et cela ne revint
    jamais. Alors, maintenant,  »K »…uand il jouait de son instrument sur scène, il faisait rire les gens
    en remettant les deux yeux droits, le temps d’une grimace, démontrant ainsi sa très grande
    versatilité.
    Mon oncle, aidezmoi
    à mettre de la folie dans ma vie
     »K »…omme vous en avez mis dans la vôtre.
    Il m’amena au parc aux oiseaux. Le gardien émiettait des pains entiers et les volatiles
    tournoyaient autour de lui. On ne savait plus trop bien  »K »…ui de qui imitait les gazouillements
    de l’autre. Tout ne respirait que le bonheur de vivre. Puis nous arrêtâmes saluer le chef de gare. Il
    venait de huiler la voie ferrée pour  »K »…ue le train puisse ménager ses freins. Il avait une
    graisse différente selon  »K »…u’on annonçait de la pluie ou du soleil. « Tu vois, dit mon oncle ,
    on devrait se sentir en voyage en dedans de soimême
    sans trop se poser de questions comme le
    font les oiseaux et les trains. » Mais il existait un tel déséquilibre entre le train de ma vie
    intellectuelle et les oiseaux de ma vie affective  »K »…ue je me sentais  »K »…onstamment inquiète
     »K »…ue l’un n’écrase l’autre par mégarde.
    Fais  »K »…onfiance à ton mon oncle, ma nièce
    Tu devrais te faire une pancarte
    Et marquer dessus :
    « J’ai fait assez d’argent
    Je rouvrirai lorsque j’en manquerai.
    Lola »
    Peutêtre
     »K »…u’il suffit juste de laisser son voilier
    Filer au vent de son coeur pour  »K »…ue la différence
    Entre un petit bonheur et un grand bonheur
    Se perde dans le sillage.
    Lorsqu’il repartit, je me retrouvai seule dans mon décor. Le  »K »…abaret de l’Ange Bleu
    me tombant sur les nerfs, j’allai porter une catin de marin à la salle des toilettes parce que,
     »K »…uand on est en cire, cela peut prendre un peu de temps avant qu’on réalise qu’on est en train
    de se faire voler son homme. Puis, je pris place à côté de matelot.  »K »…urieusement, c’était le
    seul  »K »…ue j’avais fait dessiné de manière à ce qu’il n’ait pas les yeux sur Marlène, cherchant à
    susciter chez elle, un effort supplémentaire pour provoquer un désir en lui. De la manière dont
    j’étais placée auprès de lui, il me regardait moi et semblait me poser une question fondamentale :
    Estce
     »K »…ue le bonheur, l’amour, la passion
    ça s’apprend dans les livres ou dans la vie ?
    Marlène chantait sa chanson, comme si elle pressentait que je n’étais pas de taille devant
    son immense pouvoir de séduction.
    414
    Une lueur mystérieuse, un « je ne sais quoi »,
    Brille comme une flamme dans les yeux d’une femme
    Mais lorsque nos regards plongent dans tes yeux
     »K »…uel est leur aveu ?
    De la tête aux pieds, je suis faite pour aimer
    C’est là mon univers et rien d’autre.
    Qui puisje
    ? C’est ma nature
    Je sais seulement aimer, rien d’autre
    Les hommes s’agitent  »K »…omme des papillons près d’une flamme
    S’ils brûlent leurs ailes, je n’y peux rien.
    Je me levai pour interrompre la  »K »…assette. Puisque j’avais beaucoup navigué dans les
    livres  »K »…omme dans son film l’Ange Bleu, Je me dirigeai vers la loge de Lola et jetai tous mes
    bouquins aux vidanges. Puis, je revins dans le  »K »…abaret montai l’escalier en  »K »…olimaçon et
    rendue au balcon, secouai le professeur dans tous les sens, sans oublier de donner un direct au
    menton du magicien. Le pauvre instituteur prit tellement peur  »K »…u’il échappa son bouquet de
    fleurs et en perdit la tête. Vous vous rendez compte, perdre vraiment sa tête pour une femme
     »K »…ui venait juste de comprendre que la relation « homme/femme » se devait de passer
    d’abord par les sens si elle voulait  »K »…onnaître le bonheur de perdre la tête. Et je bus du
     »K » »..ognac au point de m’endormir saoule à  »K »…ôté du marin, après lui avoir jasé toute la nuit
    de ma douleur de ne pas être aimée.
    Le lendemain, c’est avec un fameux mal de tête  »K »…ue je remis en place les sculptures
    sous forme de sirènes, les bouées de sauvetage, les ancres de bateau, les goélands en plastique, le
    nombre exact de chaises et de tables  »K »…omme de mannequins. Je réussis à revisser la tête du
    professeur et je me remis à boire. Je décidai de rester là, près de mon mannequin, à rêver à un
    marin en chair et en os, aussi longtemps  »K »…ue je n’aurais pas trouvé de solution à ma vie.
    J’ai fait assez d’argent
    Je rouvrirai lorsque j’en manquerai.
    Lola.
    Où sont tes livres, Lola ? semblait me demander le mannequin de Marlène Dietriech
    Dans une poubelle au fond du garderobe
    chez ma mère, répondisje.
    Et pourquoi donc ?
    Parce qu’ils ne  »K »…orrespondent plus
    À l’idée que je me fais de la vie.
    Cela me fit tout drôle de me voir me bercer, devant le poêle à bois, à la place de mes deux
    grandspères.
    On aurait dit qu’en vieillissant, je tentais de devenir à la fois l’un et l’autre. Je le
    sus par mon bonheur à voir des fleurs fraîches dans les mains du professeur tout en étant triste
     »K »…ue je ne sois  »K »…ourtisée que par un mannequin :
    Estce
     »K »…ue le bonheur, l’amour, la passion
    Ça s’apprend dans les livres ou dans la vie
    415
    Madame Marlène?
    Je retournai la pancarte en me disant :
    S’il n’y a pas de beaux jeunes hommes
     »K »…ui viennent te voir,
    Je ne rencontrerai jamais
    L’homme de ta vie
    Et J’écrivis moimême,
    en grosses lettres
    Je manque maintenant d’amour
    J’ouvre aux heures habituelles
    Lola
    Je dormis fort tard, ce matin là. Mes premiers clients furent le pape et toute sa chrétienté.
    Le monde attirant du monde, il y eut une ligne à l’extérieur. Et le flot incessant de ceux et celles
     »K »…ui m’aimaient ne voulut point se tarir. Même Monsieur le  »K »…uré me redonna la
    biographie de Jean XXIII pour que je puisse repartir ma bibliothèque sur un bon pied, amenant à
    la rescousse ses dames de SteAnne
    et ses filles d’Isabelle, pour bien montrer qu’il ne s’en
    laisserait pas imposer par un  »K »…oncurrent.
    Le soir, après la fermeture, mon oncle Hannibal me téléphona :
    Lola, remets ta pancarte de fermeture
    La vie c’est  »K »…omme un moteur d’automobile
    Parfois ça prend plusieurs coups de clé
    Dans le démarreur pour  »K »…ue le destin
    Ronronne à son goût.
     »K »…omment résister à un pape qui avait été élu par Dieu luimême
    ? Je ressortis,
    retournai la pancarte en riant  »K »’…omme une folle d’avoir un oncle aussi bizarre et j’allai me
    coucher.
    J’ai fait assez d’argent
    Je rouvrirai lorsque j’en manquerai.
    Lola.
    Le fait  »K »…ue je fermai boutique aussi rapidement alerta tous ceux qui m’avaient aimée
    la veille. Mais à la manière de mon oncle Hannibal. Le pape, faisant la ligne avec sa
    communauté, fut suivi de Monsieur le  »K »…uré avec les deux siennes, la file s’allongeant bientôt
    de leurs supporters réciproques au point de se prolonger tout au long du 25 ruelle de l’AmourMystère.
    Le journaliste local,  »K »…ui était en fait le fils de mon oncle avec qui il s’était réconcilié,
    vint prendre une photo de son père fier d’être enfin « chef de ligne » dans sa société, dont le
    visage acoquiné à la pancarte fut diversement interprété lorsqu’il se retrouva en première page.
    416
    J’ai fait assez d’argent
    Je rouvrirai lorsque j’en manquerai.
    Lola.
    Imaginez, un pape  »K »…ui sourit à larges dents et avec les yeux croches comme s’il ne
    voyait que le butin devant une pancarte, dont les phrases, tel un phylactère de bande dessinée,
    indique par pure acuité de certains percepteurs, le contenu d’une pensée moins riche  »K »…ue son
    contenant, et pour d’autres, un contenant cherchant à remplir rapidement son contenu., Surtout
     »K »…ue sa plus fidèle admiratrice se retrouvait directement derrière lui, passant même pour sa
    soeur, je veux parler de Madame Beauregard, dont le mari était le frère de la femme du pape.
    Mais lorsque la photo fut reprise par « l’Associated Press, » et vendue aux différentes
    chaînes de journaux de la planète sous la chronique « Insolite » elle fit le tour du monde à partir
    d’une méprise. Le nom du magasin « la Lola de l’Ange Bleu » associé dans le haut de la vitrine à
    la pancarte « fait assez d’argent » entraîna l’intérêt du lecteur mondial sur sa passion à
     »K »…onnaître l’identité de la mystérieuse propriétaire anonyme.
    Estil
     »K »…royable de penser  »K »…ue même si la planète entière vit le pape de notre
    ville, seule sa  »K »…ommunauté vivant encore dans les  »K »…atacombes où l’avait plongée le
    frère du maire par son départ soudain, la ville refusant maintenant de leur accorder un local où ils
    puissent se réunir… donc, seule sa  »K »…ommunauté disje,
    le félicita pour cette publicité alors
    que luimême
    en profita pour démissionner avant  »K »…ue le ridicule ne le tue une deuxième fois.
     »K »…uand on ne peut même pas se trouver deux larrons pour aller à la guerre, on préfère laisser
    tomber sa  »K »…roix sur le chemin de la paix. Mon oncle avait tenté de se montrer plus futé
     »K »…ue Dieu, mais le  »K »…onseil de la SainteTrinité
    ,  »K »…omme le conseil municipal
    d’ailleurs, apprécia qu’il se fut à temps retiré.
    Les journalistes arrivèrent de partout, plutôt en grappes disparates, tout dépendant des
    journées ,  »K »…uelques uns de raisins, d’autres de cerises ou de chocolat noir,  »K »…ar on vint
    d’aussi loin que de  »K »…alifornie, de France ou de  »K »…ôte d’Ivoire en Afrique noire.
    Je refusai  »K »…ue mon visage parût mais j’en profitai pour remettre la  »K »…arte postale
    de mon corps nu au visage universel puisque enfoui sous une chevelure à la Rodin, en disant aux
    différents journalistes  »K »…ue je comptais sur eux pour qu’un Valentin très intelligent, où qu’il
    se cache sur cette planète, ose tenter de  »K »…onquérir par la beauté de ses mots le  »K »…oeur
    d’une Valentine très sélective, belle mais depuis longtemps si seule, cependant juste assez
    argentée pour avoir le temps de lire leurs lettres d’amour adressées au 25 ruelle de l’AmourMystère.
    Et le nu de mon  »K »…orps au cheveux longs masquant le visage, profitant du chemin
    parcouru par ma pancarte « ai fait assez d’argent »  »K »…onnut une fortune aussi heureuse que
    diverse, provoquant même chez l’hebdomadaire ParisMatch
    l’idée saugrenue de lancer un
     »K »…oncours pour la fête des amoureux, le 14 février. Parmi les mâles de ses lecteurs ayant été
    assez intelligents pour rester célibataires, le temps de participer au massacre de la StValentin,
    pour une fois dans l’histoire  »K »…ue l’évènement se tiendrait hors du Chicago de la prohibition.
    417
    L’expape
    avait raison.  »K »…uand le moteur de l’histoire  »K »…ommence à tourner,
    l’automobile s’emballe. Et c’est dans des emballages de toutes sortes  »K »…ue je reçus, de la
    simple carte postale au sac de postiers remplis de  »K »…adeaux les plus divers, des chargements
    entiers de soupirs provenant des battements de  »K »…oeur d’une planète nouvelle, à michemin
    entre la Terre des Hommes et la terre des Femmes, celle où grandit le « Petit Prince »  »K »…uand
    il se croit  »K »…apable de survivre sans la poésie de StExupéry.
    Personne ne me croira si je dis  »K »…ue la loge de Lola fut à tel point submergée de
    parfums épistolaires de mâles  »K »…ue j’eus peine à fermer la porte. Et je dormis dans un sac de
     »K »…ouchage sur la scène, aux pieds de Marlène, ayant pris bien soin de changer ma pancarte à
    la vitrine de « la Lola de l’Ange Bleu »
    J’ai reçu assez de lettres
    Je rouvrirai lorsque j’en manquerai.
     »K »…ue croyezvous
    qu’il arriva ? Le maire dut prêter temporairement un local à mon
    oncle, pour que la montagne de  »K »…ourrier puisse bénéficier du secret de la
     »K »…onfidentialité, car mon oncle, ayant retrouvé le goût du pouvoir était devenu tout
    simplement mon gérant. Il me fallait un local pour endiguer le flot nouveau et seul Monsieur le
    maire pouvait maintenant nous dépanner. Et  »K »…omme les élections approchaient à grands
    pas….
    Monsieur le maire n’ignorait pas que les électeurs,  »K »…ui votent d’abord avec leur
    coeur plutôt qu’avec leur tête ne lui auraient pas pardonné qu’une vulgaire chicane de
     »K »…locher puisse empêcher les cloches de mes amoureux de trouver refuge en lieu sûr, en
    attendant  »K » »..ue je les décachètent de la poche de leur étui, ce  »K »…ui permit à mon oncle de
    reprendre du service à titre de pape temporaire,  »K »…ui, tel un héros du nouveau testament, put
    sortir son troupeau des  »K »…atacombes pour que tous puissent prier entre deux relevées de la
    garde. Dieu l’avait encore fait gagner. Et il s’était assuré  »K »…ue je n’y perde rien dans
    l’échange. Le saintEsprit
    étant sur le  »K »…omité d’élection du maire, mon oncle lui ayant assuré
    le vote de ses ouailles et le  »K »…uré des siens puisque les ouailles de mon oncle
     »K »…ontinueraient quand même à aller à l’église le dimanche pour ne pas déshonorer Monsieur
    le Maire, le temps  »K »…ue les élections eussent lieu.
    Tout rentra dans l’ordre et Madame Beauregard put continuer d’observer ma mère de ses
    lunettes d’approche, tous et chacun sachant, que,  »K »…omme la marmotte au printemps, lorsque
    celleci
    revenait à bonne date sur sa galerie, indiqua à la population entière savait qu’on allait
    vivre un printemps hâtif, le maire en profitant pour sortir de son terrier..
    Je n’ouvris aucune lettre, ni aucun colis. J’attendis  »K » »..ue la tempête passe. J’allai
    porter le marin à la salle de toilettes rejoindre sa catin. Je n’en avais plus besoin. J’étais
    submergée de vagues d’amour venant de tous les océans du monde. Marlène se mourait de
    jalousie et le professeur ne cessait de me faire des clin d’oeil me félicitant de l’avoir enfin vengé.
    Deux jours de dépouillement sommaires d’une infime partie du  »K »…ourrier me fit
    prendre  »K »…onscience que 524 marins attendaient maintenant en ligne devant la porte du
    cabaret l’Ange Bleu, les autres espérant sans doute  »K »…ue la tempête cesse pour pouvoir
    418
    aborder à leur tour. Moi qui ne possédais qu’un tout petit bâteau à voile, j’eus soudain peur de
    chavirer.
     »K »…omme mon Oncle Hannibal voyageait déjà autour de la planète sur sa  »K »…arte
    terrestre, il me faudrait maintenant apprendre à naviguer à mon tour au travers de mes  »K »…artes
    postales venues de tous les ports du monde, essayant de découvrir lentement sous les mots des
    marins, l’émotion  »K »…ui ferait de moi une gardienne des folies de l’amour.
    Mais peutêtre
    existaitil
    déjà une semeuse de folie navigant dans l’univers de la
    sensualité. J’eus l’idée de passer un entrefilet dans différents journaux en des mots si fous
    d’intention  »K »…ue seule une ou quelques géniales délinquantes puissent en décoder le côté
    corrosif.
    Ëtesvous
    semeuse de folie dans votre vie amoureuse?
    Si oui complétez cette phrase.
    Je suis gardienne de……..
    Je ne reçus qu’une seule réponse
    Je suis gardienne des étoiles
    Et je sème mes amants
    au plafond de mon  »K »…oeur
    De nouveau, je lui écrivis
    « Etesvous
    une femme subversive
    qui saurait répondre à des lettres d’amour? »
    veuillez envoyer des exemples de réponses.
    E je reçus ces simples phrases :
    Je
    vous aime au moins jusqu’à la fin de semaine.
    Pour
    l’instant, je sais  »K »…ue nul homme ne vous surpasse
    Alors à quoi bon aller voir ailleurs
    Enfin…pour l’instant
    On
    attend toujours son prince charmant
    Plusieurs se présentent tout au long d’une vie
    Et on fait un bout de chemin
    Jusqu’à ce  »K »…ue les papillons
    À l’estomac s’envolent….
    Je ne  »K »…onçois pas l’Amour
    Sans le désir
    Et cette dame que je ne  »K »…onnaissais pas signa :
    CHANELLE, bourelle des coeurs.
    419
    Je devins tellement surexcitée  »K »…ue j’embrassai Marlène, dévissai la tête du
    professeur pour dormir avec elle à titre de portebonheur.
    J’appelai mon gérantpape,
    pour qu’il
    me fasse parvenir tout mon  »K »…ourrier de la manière la plus folle possible, pour  »K »…ue cela
    me porte chance.
    Et nous vîmes dans la noirceur de la ville, sa docile  »K »…ommunauté transporter, à la
    file romaine, tout mon  »K »…ourrier. Le local étant situé de l’autre côté de la voie ferrée, Madame
    Lavigne eut enfin la chance de voir passer, le long des rails, des oiseauxmigrateurs
    s’abandonnant au délicieux boire de la source du  »K »…oeur. Le gardien de sécurité s’étant levé
    de nuit pour les protéger du passage du train et celui du parc ayant fait chanter ses oiseaux pour
    qu’ils aient le coeur gai , le gardien de la foi les salua de loin, fier de reconnaître en eux des
     »K »…onfrères semeurs de folie.
     »Kp3 »
    seule la chaleur de ma voix
    peut me faire renaître
    grâce à la noyade virtuelle
    sous de milliards de bits d’informations dépersonnalisées.
    ***(paquet de bits…paquet de bits…paquet de bits…)***
     »Kp3 »
    seule la chaleur de ma voix
    peut me faire renaître
    grâce à la noyade virtuelle
    sous de milliards de bits d’informations dépersonnalisées.
    ***(paquet de bits…paquet de bits…paquet de bits…)***
     »Kp3 »
    seule la chaleur de ma voix
    peut me faire renaître
    grâce à la noyade virtuelle
    sous de milliards de bits d’informations dépersonnalisées.
    ***(paquet de bits…paquet de bits…paquet de bits…)***
     »Kp3 »
    seule la chaleur de ma voix
    peut me faire renaître
    grâce à la noyade virtuelle
    sous de milliards de bits d’informations dépersonnalisées.
    ***(paquet de bits…paquet de bits…paquet de bits…)***

  6. Bonjour Pierrot, vagabond céleste !

    Je viens de recevoir le programme du petit ney à paris, où j¹ai conté une
    fois mes contes merveilleux. Et que vois-je ? Simon Gauthier qui raconte le
    vagabond céleste ! Aussitôt je pense à toi, qui est celui-là, qui parle
    d¹être un arbre, qui parle de deux âmes sioux. Ça me parle tout ça. Ça
    ressemble aux histoires que je raconte. C¹est toi qui a tout quitté pour
    épouser la liberté. Nous avons presque le même âge. Les gens comme toi
    m¹intéressent, qui osent faire ce qu¹on ne fait pas. Je suis penchée sur
    l¹écriture d¹un roman, ou une femme aussi quitte tout et s¹en va dans
    l¹autre monde, par un trou rond de la terre, là-bas elle apprend, en
    compagnie des esprits de la nature, de sa nature, qu¹elle peut tout quitter
    sans partir, simplement en revenant de temps en temps ici, en dehors de
    l¹espace et du temps, en dehors de ce qui se fait, se dit, se pense et de
    cette réalité toute petite et serrée.
    Moi ça m¹est égal qu¹il pleuve chez nous depuis des semaines, car la pluie
    et son rythme monotone m¹invite à de chamaniques voyages pendant
    que ma tête
    est plongée dans cette histoire, qui est la mienne. On ne peux raconter que
    ce qu¹on a vécu…
    Je t¹embrasse, vagabond !
    Patricia Gaillard

  7. chère Patricia,

    je repars vagabonder le 10 de juin jusqu’en septembre ou octobre
    avec la critique de la raison pure de Kant dans mon sac a dos. Je sens
    aussi entre nos deux vies privées oeuvre d’art une intime complicité,
    comme deux peintres qui se rendent visite une belle journée de pluie.

    J’arrête souvent sur ton site pour écouter en boucle cette si
    belle chanson qui m’annonce instantanément la béatitude de mes pas que
    je vis nuit et jour sur la route.

    J’ai passé trois saisons à plancher sur mon doctorat dont la
    question est la suivante: Si une personne prend soin de la beauté du
    monde, se peut-il que la beauté du monde prenne soin de cette personne.

    De fait je travaille sur un livre qui illustrerait par des
    anecdotes de mes vagabondages ce que j’espère découvrir à titre de
    chercheur en phénoménologie, soit la cinquième loi, celle qui suit a)
    le retour aux choses, b) le principe des principes c) la réduction
    phénoménologique (les trois de Husserl) ,d) plus de réduction plus de
    donation (Jean-Luc marion inspiré de Heidegger).

    Il est sur que je suis très intrigué par la lumineuse intensité de
    ta démarche de conteuse comme je le fus de la démarche créatrice
    exceptionnelle de Simon Gauthier….(simondufleuve@gmail.com). J’ai
    parcouru ton site en détail. j’aime la sobriété avec laquelle tu
    distilles de tes nouvelles d’un mois à l’autre.

    Je sais que Simon sera à Paris le 25 mai au soir. Je n’ai jamais
    vu le show qu’il conte sur ma démarche et je ne pense pas le voir non
    plus, par respect pour son génie de conteur.Cet homme m’a rencontré à
    Natahsquan alors que j’y vagabondais et en a tiré un conte
    post-moderne sur la beauté du monde.

    je em sens très honoré de savoir que quelque part à Paris y danse
    par le conte un clone féminin de mon âme d’artiste.

    Je me permet d’envoyer à Simon copie conforme du courriel. J’ai
    une véritable vénération pour la droiture de son univers de conteur.

    Pierrot

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