Nicolas Giral, Du lait du gel des cris
Il faut tendre l’oreille pour comprendre ce qui demeure dans les mots de celui qui montre l’irréductible. Ses textes ne sont pas que des boitiers de mélancolie mais tentent de dire ce qui réduit au silence parfois depuis le toujours de l’enfance.
Se trouve là une quête au coeur des ténèbres pour sauver du néant ce qui se peut et « en marge d’une vie possible ». Certes, la vie s’apparente à une danse des morts mais il s’agit du moins de la vie.
Ces textes créent un portrait en rien égotique dans le voyage des temps. A portée de main, il y a l’incandescence mais elle ne se laisse pas facilement saisir. D’où ces textes qui sont autant d’ensembles que fragments d’une forme d’envolée.
L’aube restera a demi ouverte mais une visibilité prend corps là où la blessure de famille et paternelle fait que l’auteur avance « dans l’eau dans le noir ».
D’où la mission de l’auteur, du moins telle qu’il se l’accorde. En vue moins d’apaisement que d’un trouble.
jean-paul gavard-perret
Nicolas Giral, Du lait du gel des cris, Atelier de l’Agneau, St-Quentin-de-Caplong, novembre 2023, 60 p. – 14,00 €.
