Perrine Le Querrec, Vers Valparaiso

Perrine Le Querrec, Vers Valparaiso

Son nom, Valparaiso

Perrine Le Querrec dresse ici son portrait intime sinon par antiphrases du moins par d’astucieux biais. Et ce, jusqu’à accuser un autre de porter son nom.
Mais aussi avancer pour un plein – à deux.

Sinueuse et secrète, l’auteure dit son monde. Il recèle des « pluriels abandonnés », excentriques, fugitifs qui ont grevé sa mémoire. Valparaiso est donc ici plus qu’un lieu.
C’est une invitation au voyage intérieur, c’est l’autre pour en devenir « un nid entre deux de tes pierres », et une lumière qui éclaire son dédale.

Existe donc une adresse secrète mais où parler c’est aussi s’entretenir avec soi-même au sein des gouffres intimes dans l’espoir d’une rencontre (impossible ?), d’un seuil (infranchissable ?).

La poétesse multiplie moins les sorties qu’une entrée où ses « rêves s’engouffrent dans tes perspectives sans jamais voir leur fin ». Ces rêves s’enfilent dans des règles du jeu qui enjambent le mystère.
Il s’agit donc là d’une préparation au voyage plus loin que Venise ou Calcutta désert : à savoir, le lieu du lieu le plus improbable possible – d’où le titre.

jean-paul gavard-perret

Perrine Le Querrec, Vers Valparaiso, Editions Carnets du Dessert de Lune, Val de Reuil, 2022, 102 p.

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